Un dernier hommage a été rendu au professeur Djibril Tamsir Niane,  ce lundi 15 mars au palais du peuple de Conakry.

Tout comme le président Alpha Condé, son premier ministre guinéen, Dr Ibrahima Kassory Fofana, n’a pas accepté de se faire compter l’événement.

Selon le  chef du gouvernement, l’illustre  disparu s’est imposé comme la mémoire vivante de l’Afrique occidentale. Il promet que son gouvernement de tout ce qui de son pouvoir  pour que l’immense héritage légué par l’écrivain trouve une place de choix dans le monde des lettres.  

Lisez plutôt son allocution. 

« Le professeur d’histoire qu’il a été, a eu une vie et un cheminement qui ont fait de lui le témoin de notre glorieux moyen âge ouest-africain. L’interlocuteur de l’histoire et de la culture d’Afrique et du monde, mais aussi et surtout un homme de toutes les époques. Par son métier d’enseignant, sans cesse partout assumé, le professeur Niane a transmis des savoirs à tant de génération d’ici et d’ailleurs. Par son engagement panafricain et l’importance qu’il accorde aux sources orales dans la production de ses œuvres, il a contribué de manière exceptionnelle et indélébile, à valoriser l’histoire de l’Afrique et l’identité africaine. Sa vie durant, Djibril Tamsir Niane s’est consacré à réhabiliter la mémoire africaine, à retrouver les paroles et les épopées perdues dans le tréfonds de nos terroirs, à exhumer les vestiges, d’objet et de site de notre patrimoine piégé par le temps et le sable de l’oubli. (…). Le professeur Niane s’est imposé comme la mémoire vivante de l’Afrique occidental.

 L’œuvre du Pr Djibril Tamsir Niane est impérissable. A cet effet, le gouvernement guinéen pour sa part, veillera aux côtés des acteurs de la culture et de l’université, à ce que l’immense héritage qu’il nous a légué, trouve une place de choix dans nos écoles et universités à la disposition des générations actuelles et futures ».