Activistes de la société civile

La crise post-électorale en Guinée continue de faire parler d’elle, pendant que des opposants font l’objet d’interpellation et de détention à la maison centrale de Conakry.

Ce mercredi, 18 novembre,  une coalition de 15 organisations de la société civile guinéenne, à sa tête le CNOSCG a publié une déclaration relative à une sortie de crise. Dr  Dansa Kourouma et ses collègues pensent  que l’arrêt de la chasse aux opposants, la dissolution de l’Assemblée nationale et la révision de la constitution pourraient entre autres décrisper la situation.

Ci-dessous, les douze (12) points de propositions de sortie de crise :

  1. La mise en place d’une commission nationale d’enquête indépendante pour faire la lumière sur les violences politiques de 2010 à nos jours : juger les auteurs, commanditaires, complices et surtout indemniser les victimes ;
  2. L’arrêt immédiat des exactions, arrestations, acharnements contre les responsables et militants des partis politiques d’opposition ainsi que les activistes de la société civile ;
  3. L’ouverture urgente d’un dialogue sincère et inclusif entre toutes les forces politiques et sociales du pays ;
  4. Le respect des procédures judiciaires ;
  5. La dissolution de l’Assemblée nationale pour une assemblée représentative du paysage sociopolitique ;
  6. La formation d’un gouvernement d’ouverture et de missions ;
  7. La révision de la constitution issue du Référendum du 22 Mars 2020 de manière consensuelle par une commission d’experts nationaux et de la diaspora ;
  8. La mise en place d’une Commission d’enquête indépendante pour élucider tous les cas de violences politiques de 2010 à nos jours et envisager les indemnisations ;
  9. La tenue du procès du 28 Septembre 2009 au premier semestre de 2021 ;
  10. La mise en place de la haute cour de justice dans les meilleurs délais ;
  11. L’arrêt des discours belliqueux et les menaces par certains commis de l’Etat ;
  12. L’instauration d’un véritable Etat de droit.