
Les services de sécurité en Guinée ont interpellé seize (16) personnes suspectées d’avoir participé à l’attaque d’un train d’alumine de la compagnie Rusal, a-t-on appris d’une source judiciaire.
Les suspects sont mis aux arrêts dans le cadre d’une enquête enclenchée par la Brigade de recherches de Matam. Plusieurs chefs d’accusation pèsent contre eux dont des cas d’incendie volontaire du train Rusal Friguia, assassinats, destruction d’édifices publics et privés, coups et blessures volontaires, vol aggravé et participation délictueuse à un attroupement, selon Sidy Souleymane Ndiaye, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Dixinn.
Les faits remontent au 23 octobre. Ce jour, alors que le pays est plongé dans une spirale de violences postélectorales, une foule s’est attaquée au train minéralier, le vandalise et tente de le calciner.
Quatre agents de sécurité qui escortaient le train ont été tués, a révélé le Procureur Ndiaye.
L’attaque n’avait pas affecté les opérations de la compagnie russe. Mais elle avait crée une grosse frayeur pour les investissements de la Russie, grand soutien du président Alpha Condé.
On rappelle que Rusal dispose de trois filiales en Guinée. La Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), la raffinerie d’alumine Friguia et le projet de bauxite de Dian-Dian.
Le rôle croissant de la compagnie russe en Guinée place le pays parmi les partenaires privilégiés de Moscou.
Le président Vladimir Poutine figure parmi les premiers chefs d’Etat à féliciter Alpha Condé pour sa victoire écrasante à l’élection présidentielle d’octobre.
Dans un message adressé à son homologue guinéen, il a souhaité le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays. « Ces derniers temps, nous avons réuni d’un effort commun à faire beaucoup de choses afin de renforcer les relations d’amitié russo-guinéennes », a-t-il dit, espérant que la réélection de Condé contribue au développement de la coopération dans les différents domaines.
Daouda Yansané