
La rentrée scolaire pour session 2020-2021 risque de connaitre une perturbation en Guinée si des dispositions idoines ne sont pas prises pour satisfaire certaines exigences des enseignants.
C’est du moins la menace brandie par le secrétaire général du SLECG qui fustige la manière dont la plateforme revendicative des enseignants est gérée par le gouvernement.
Selon Aboubacar Soumah qui se dit déçu du ministre de l’éducation nationale Dr Alpha Amadou Bano Barry et l’inspecteur Général du travail Dr Alya Camara , le gouvernement manque de réelle volonté pour améliorer les conditions de vie des enseignants. C’est pourquoi, le syndicaliste accuse les autorités d’avoir violé le protocole d’accord relatif au reversement de salaire des enseignants au terme de leur recensement intégral. « Nous n’avons pas été satisfaits par la correspondance réponse que le ministre Bano Barry nous a adressée. C’est à la suite de cela, que nous avons adressés une autre correspondance à l’Inspecteur Général du Travail mais malheureusement depuis plus de deux mois, nous n’avons pas reçu de réponse. Comme lui l’Inspecteur Général chargé de jouer à la médiation ne répond pas à notre correspondance, nous allons lui adresser une deuxième correspondance avant l’ouverture des classes », a lancé Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG.
Cependant, le leader syndical menace à explorer la piste d’une nouvelle grève générale et illimitée dans le secteur de l’éducation si aucune solution n’est trouvée : «Nous avons demandé les 8 millions et le gouvernement s’était engagé à faire un recensement général des enseignants, et le ministre Bano Barry qui était à l’époque président de la commission de recensement nous a fait espérer que l’argent des 11 mille fictifs décelés pouvaient servir à augmenter le salaire de enseignants mais nous nous sommes rendus compte que ce ne ce sont que des illusions, d’ailleurs nous avons même rejeté les résultat. Si le gouvernement continue à se comporter ainsi, le SLECG sera obligé d’appeler à une nouvelle grève générale et illimitée».
Thierno Amadou Oury BALDE