Tout a commencé au lendemain du scrutin présidentiel du 18 Octobre lorsque des jeunes qui manifestaient leurs  joies  consécutives  à la déclaration de leur leader qui revendique sa victoire 2 dès le 1er tour. Ce lundi 19 octobre, le candidat de l’UFDG Elhadj Mamadou Cellou Dalein a non seulement fait chanter  son nom sur les lèvres de ses militants et sympathisants à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur du pays, mais aussi provoquer de vives indignations des ses adversaires politiques invitant les institutions à prévenir les troubles à l’ordre public et  empêcher les velléités dé déstabilisation du pays. Ensuite, le gouvernement s’inscrit sur cette logique de condamnation et  la communauté internationale dit avoir regretté en appelant au calme et à la retenue.

Mais bien que ces déclarations ne soient ténues, quatre (4) personnes avaient trouvé la mort  à Conakry et trois (3) autres dans la ville de Kissidougou en région forestière lors de cette célébration de victoire prématurée de candidat de l’ANAD/UFDG.

Dans la deuxième journée, ce sont les résultats provisoires partiels de quatre circonscriptions électorales plaçant le candidat du RPG  en tête  par rapport à son rival la situation qui provoquent une irritation   qui se termine par la mort d’un jeune à Bambéto et d’une fille à Keitaya.

Justifiant ses propos en assumant sa responsabilité, l’adversaire potentiel d’Alpha Condé indique qu’il n’est pas question de céder en invitant ses compatriotes à manifester pour exiger la publication des vrais résultats pendant que président sortant Alpha Condé salue dans une publication sur sa page facebook ce qu’il qualifie de maturité politique de ses concitoyens.

Pas plus qu’hier mercredi, d’autres jeunes ont reçu aussi des balles à plusieurs endroits de la Haute-banlieue de Conakry sur la Route Le Prince. Des heurts qui ont éclaté  ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants dresse un bilan de  sept (7) morts dont quatre (4) à wanindara,  deux (2) à sonfonia et un (1)  à la cimenterie d’après nos décomptes sans oublier le lynchage d’un policier à Bambéto et les dégâts matériels importants.

Mamadou Moussa Barry

A wanindara où la tension était plus vive après la destruction du PA de la T5, les attaques et répliques étaient devenues la règle sans exception entre opposants et agents de maintien d’ordre.  Des tirs à balles réelles contre des jets de pierres ont été constatés par notre reporter déployé sur le terrain. Ce dernier a tendu son micro sur une victime qui a accepté de nous livrer ses témoignages.

« Lorsqu’ils m’ont tiré sur la main, je suis directement tombé et j’ai perdu conscience. Après mes amis m’ont pris pour m’envoyer au centre de Santé de Wanindara. C’est à l’hôpital que j’ai repris conscience.  De là, j’ai appris que la balle qui m’a atteint  sur la main gauche, a traversé pour toucher un autre enfant qui, heureusement n’est pas mort. A l’hôpital où j’ai été amené, j’ai vu des corps des jeunes fusillés comme moi. Il faut  reconnaitre que des gendarmes et policiers tirent à bout portant sur des civils. Ils n’ont pas du tout pitié, ils tuent puisqu’ils ne sont pas sanctionnés.  C’est vraiment regrettable », a expliqué la victime Mamadou Moussa Barry.

Selon cet élève d’une vingtaine d’années, les médecins ont refusé de s’occuper de lui au centre de Santé où il a été reçu. Il a fallu d’après lui, que son père l’amène dans une autre clinique pour avoir des soins d’urgences : « lorsque j’ai été transporté à l’hôpital, je n’ai bénéficié d’aucun soin. Tout ce qu’ils ont fait, c’est de mettre une bande sur ma blessure. C’est par la suite que mon père m’a transporté dans une clinique privée où le médecin traitant a fait un premier soin d’urgence. Nous dévons faire de la radiographie, mais comment avec l’atmosphère qui prévaut ?».

« Le gouvernement doit aussi comprendre que ceux qui sont dans la rue sont aussi des citoyens  qui aiment aussi la paix et leur pays. Ils ne revendiquent que la publication des vrais résultats issus des urnes. En tout cas, moi je suis  pour la vérité, c’est pourquoi je sors manifester pour l’alternance»,a-t-il lancé.

A suivre !

Thierno Amadou Oury BALDE