Docteur Mamadi Kaba, activiste des droits de l’Homme, enseignant chercheur et ancien président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (INIDH) a abordé plusieurs sujets liés à l’actualité nationale avec l’un des Reporters de votre hebdomadaire d’informations juridiques et judiciaires, économiques et sociales.

Entre autres sujets débattus, figuraient la situation sociopolitique de la Guinée, les défis d’une alternance, la nécessité d’un dialogue entre les acteurs politiques, le boycott de l’élection par certains partis politiques, la création des institutions fortes, mais aussi son  regard sur les droits de l’homme en Guinée pendant ces dix dernières années de gestion d’Alpha Condé.

Lisez plutôt !

Quel est votre regard sur la situation sociopolitique de la Guinée ?

J’ai un regard d’espoir et aussi un regard d’inquiétude. Un regard d’espoir, avec la participation de certains acteurs importants de notre vie politique aux futures élections. Cela peut créer un espoir de décrispation de la tension politique, si les efforts se poursuivent dans ce sens. Nous avons aussi un sentiment d’inquiétude à partir du moment où les sources du mécontentement, de frustration d’antagonistes se sont accumulées. Nous peinons à avoir un dialogue susceptible de décrisper la situation de manière durable. Et tant que cette situation va durer, nous aurons des inquiétudes par rapport à la paix et à la stabilité de notre pays, et une sous-région fortement en difficulté.

Peut-on dire aujourd’hui que la démocratie tant recherchée depuis des années est aujourd’hui vouée à l’échec à cause du changement de la constitution pour donner un 3e mandat à Alpha Condé ?

Vous savez, la démocratie se construit de manière progressive. Ce n’est jamais de quelque chose totalement acquise. Oui ! il y a toujours de tâtonnement, des chutes, mais il faut toujours se relever et aller de l’avant. La démocratie guinéenne connait beaucoup de difficultés comme les autres démocraties africaines. Mais le fait que l’alternance démocratique  est fortement compromise, cela crée une difficulté supplémentaire et je pense que tout n’est pas perdue, il y a de l’espoir à condition que nous ayons un sursaut national, à travers lequel chacun prend les responsabilités qui sont les siennes afin d’éviter que la situation ne s’empire. Nous sommes à une étape très difficile de notre marche démocratique. Il faut œuvrer à la décrispation de la situation plutôt qu’à travailler à empirer la situation. Je disais que nous avons beaucoup d’espoirs parce qu’hier, on était dans une sorte de blocage totale où il n’y avait plus de perspective, les positions entre le pouvoir et l’opposition étaient pratiquement inconciliables. Mais, aujourd’hui, je pense que la situation a relativement évolué, un dialogue est possible dans l’immédiat, et les positions peuvent se rejoindre grâce à la recherche d’un consensus sur l’organisation des futures élections. Travailler à obtenir un consensus sur le fichier électoral, à obtenir un consensus sur d’autres sujets relatifs à l’organisation des élections. Moi, je pense que cela peut permettre de surmonter les difficultés du moment et d’attaquer plus tard les problèmes auxquels on n’a pas pu trouver de solution jusqu’ici. Oui ! Hier, il fallait trouver une solution globale, et c’était très difficile. Mais aujourd’hui, les problèmes peuvent être séparés. Nous pouvons travailler à créer les conditions consensuelles des élections libres, crédibles et dont les résultats sont susceptibles d’être acceptés par tous. C’est ce qui nous éviterait des conflits pré et post électoraux et je pense que si nous travaillons dans ce sens, l’espoir est permis que ceux dont nous avons peur n’arrivent pas à notre pays. Donc, il est important que tout le monde se mobilise maintenant pour obtenir de meilleures conditions consensuelles d’organisation des élections présidentielles à venir. Et, je pense que cela pourrait nous permettre d’ouvrir les voies aux règlements des autres contentieux qui n’ont pas pu trouver de solutions hier.

Pensez-vous que le dialogue est nécessaire à partir du moment où le Président Alpha Condé a déposé sa candidature pour ces élections avec d’autres partis politique qui réclamaient le dialogue ?

Oui, il y a des partis en compétition, mais je pense que la vocation des partis politiques, c’est d’obtenir l’alternance par les urnes. C’est ça la règle. Tous les autres constituent l’exception. On ne peut pas abandonner la règle au profit de l’exception. Donc, je pense que ça été un bon choix patriotique pour les acteurs d’aller à ces élections. Et, maintenant, il reste une seconde étape, ça je pense que tout le monde est intéressé par cette seconde étape, c’est-à-dire les conditions d’organisation des élections. Il faut travailler à créer des conditions en amont qui garantissent la paix, la stabilité après la proclamation des résultats. Je crois que c’est cela qu’il faut travailler maintenant et cela ne peut pas se faire sans le dialogue. C’est pourquoi, je pense qu’il est important de créer un dialogue qui va aboutir à des consensus sur les branches les plus importantes du processus électoral.

Pour que la Guinée sorte de cette situation, est-ce que l’alternance doit prendre sa source au sein des formations politiques et au niveau des organisations ?

Oui, je pense que la Guinée est engagée dans une démarche et ce n’est même pas la Guinée seulement, c’est pratiquement toutes les jeunes démocraties. Et, le principal défi, c’est d’avoir une culture de l’alternance. Et cette culture de l’alternance doit garantir l’alternance au sommet du pouvoir, au sein des institutions de la république, au sein des partis politiques, au sein des organisations de la société civile, partout. Tout le monde doit apprendre à cultiver l’alternance là où il se trouve. Il faut qu’à terme qu’on ait une présidence limitée à la tête des partis politiques et à la tête des organisations de la société civile. Je pense que nos jeunes démocraties n’ont pas encore réussies à intégrer la notion d’alternance dans leur fonctionnement en général, parce que nous avons des traditions qui n’ont pas beaucoup connu l’alternance. Quand vous prenez notre histoire, nous avons connu des royaumes, c’est la gérontocratie et c’est le pouvoir basé sur les critères qui ne sont pas forcément ce que nous connaissons aujourd’hui. Il n’y avait pas d’élection, rien du tout. Donc, c’était le culte de personnalité et ces traditions-là continuent d’influencer nos comportements de tous les jours, le fonctionnement de nos partis politiques, des organisations que nous voulons démocratiques qui concourent à la consolidation de la démocratie elle-même. L’alternance est le poumon de la démocratie et quand il n’y a pas d’alternance, la démocratie s’essouffle et s’écroule. Donc, avec ça, il faut la démocratie au plan national, au sein des partis politiques, au sein des organisations de la société civile. Et, je pense que c’est cela qui va concourir à la consolidation de notre démocratie et de l’Etat de droit. C’est un état d’âme, une prédisposition psychologique et à laquelle nous ne sommes pas habitués et que nous devons cultiver pour changer nos façons de faire, de voir, de participer à la vie nationale. Et, je pense que c’est à tous les niveaux qu’il faut cultiver l’alternance. Et, quand l’alternance va s’installer dans les partis politiques et dans les organisations de la société civile, cela va consolider et renforcer l’alternance au sommet de l’Etat. C’est assez difficile, mais nous y arriverons parce que imaginer qu’un leader de parti politique avec le culte de la personnalité se croit indéblonable et irremplaçable à la tête de son parti, et puis qu’il n’a pas beaucoup de moyens, mais il arrive à se positionner comme irremplaçable, comme un messi. Et, quand ce dernier arrive à la tête du pays, avec cette mentalité, cette habitude, il est facile d’imaginer qu’il est irremplaçable et pense qu’il est le seul à remplir la fonction du Président de la République. Parce qu’on l’a habitué à croire qu’il est le seul à pouvoir diriger son parti politique, à être un bon leader. Alors, c’est cette mentalité qui continue quand il est à la tête du pouvoir. C’est ce qui explique en partie du fait que les opposants historiques en Afrique ont toujours cherché à s’accrocher au pouvoir. C’est parce que ce culte de la personnalité leur a été inculqué quand il n’avait pas le pouvoir. Et, ça continu à les influencé quand ils ont eu le pouvoir. C’est l’exemple de Laurent Gbagbo de la Cote d’Ivoire, d’Abdoulaye Wade du Sénégal, Robert Mugabé etc. Je pense que pour que l’alternance soit solide et bien implantée dans notre pays, il faut bien que nous nous habituons à l’a cultivé au sein des partis politiques et des organisations de la société civile.

L’opposition dans sa composante PEDN, l’UFR, le BL et d’autres ont préféré boycotter la présidentielle. Que pensez de cette politique de la chaise vide ?

Ce sont des leaders politiques, ils ont des formations politiques, ils prennent des décisions qui sont conformes aux objectifs de leurs formations politiques. Donc, je ne me crois pas assez légitime pour porter un jugement de valeur sur les décisions qu’ils prennent en toute responsabilité. Mais, je pense que dans la situation actuelle de notre pays, j’aurais souhaité que les partis politiques s’inscrivent dans la dynamique électorale pour permettre d’abord à notre système électoral de se qualifier mieux. Ensuite, de créer plus de chance d’obtenir l’alternance politique sans violences et par les urnes. C’est une option à laquelle je l’ai cru et je pense que c’est possible que ce soit une bonne solution qui permette à la Guinée de faire progresser sa démocratie sans connaitre trop de violences, de victimes supplémentaires. Nous avons connu déjà beaucoup de victimes, il est temps maintenant que d’autres stratégies soient expérimentées. Et, en matière de la démocratie, la stratégie qui constitue est bien les élections. Alors, ignorer les élections au profit de la rue, me parait imprudent, parce qu’il ne faut pas mettre tous les œufs dans le même panier. Ce n’est pas encore tard, parce que ce n’est obligatoire que tous les partis compatissent, mais les partis peuvent apporter leur soutien à ceux qui sont déjà en compétition. Cela va accroitre les chances d’une alternance démocratique à la tête de notre pays.

Certains observateurs de la scène politique voient d’un mauvais œil la candidature du Président de l’UFDG à ces élections. Qu’en dites-vous ?

Je pense bien qu’on est en train de faire un mauvais procès à Monsieur le Président de l’UFDG. Il est président d’un parti politique. Et, la vocation d’un parti politique, c’est de conquérir le pouvoir par les urnes. Alors, pensez déjà que les dés sont déjà pipés et croiser les bras, c’est une forme de démission. Et, je pense que le combat qui a déjà été mené jusqu’ici doivent se poursuivre, et ne doit s’arrêter simplement parce que les élections soient en encours. Je pense que les élections sont des armes à la disposition de l’opposition pour atteindre ses objectifs. Donc, je crois que ça été un bon choix qui est très responsable qui amène son parti à competir et rechercher l’alternance de manière démocratique. Tout ce que n’a pas pu obtenir hier, si par les urnes, l’alternance est rendue possible, tout ce qui n’a pas fonctionner hier pourrait être réparerez. Je pense que la meilleure option est d’utiliser toutes les armes que la démocratie met à la disposition d’un leader politique, afin d’obtenir le changement auquel il aspire. Donc, participer à l’élection, c’est le meilleur dans les conditions actuelles qu’un leader politique pouvait faire pour la Guinée. Quand on parle des victimes, je dois rappeler que la Guinée a déjà connu beaucoup de victimes. Souvenez-vous des victimes de 2006 où des étudiants et des élèves ont été tués pour avoir simplement réclamer les professeurs en classe. Souvenez-vous aussi des évènements de janvier-février 2007, avec plus de 200 morts. Et, aussi les évènements du 28 septembre, avec plus de 150 personnes tués. Donc, ce ne sont pas les premières victimes. Et, le FNDC n’a pas commencé un combat, mais il poursuit un combat auquel nous participons depuis toujours. Et, les objectifs toujours les mêmes pratiquement, avec des acteurs différents, des revendications reformulées, mais la base reste toujours la même et les victimes sont tous les mêmes, les jeunes à l’âge de fleur tués par balle. Et, après les évènements janvier-février 2007, on est allé à des élections en 2010, après le 28 septembre on est allé aux élections en 2010. Je pense Oui, un mort est toujours très grave parce que la vie humaine est sacrée, elle ne doit pas être détruite, mais la vie d’une formation politique ne peut pas s’arrêter parce qu’il a eu des victimes. Les victimes sont très importantes, et pour honorer la mémoire des victimes, il faut gagner le combat pour lequel ils ont été tué. L’objectif de ces victimes n’est jamais qu’on puisse les venger, mais leur objectif est probablement qu’on arrive à plus de démocratie, à une alternance démocratique en Guinée et de l’Etat de droit en Guinée. C’est la raison pour laquelle nous avons eu tous ces morts, y compris quand le Président Alpha Condé était opposant, son parti le RPG a connu aussi beaucoup de pertes en vies humaines et beaucoup d’autres souffrances. Donc, toutes ces souffrances accumulées ne visent qu’une seule chose, la démocratie, l’alternance démocratique et l’Etat de droit en République de Guinée. Et, donc je pense que celui ou celle qui veut honorer la mémoire de toutes ces victimes doit œuvrer à la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit. Ils ne sont pas morts pour rien, ils sont morts pour une cause. Il faut continuer à se battre pour cette cause en utilisant toutes les armes disponibles et parmi ces armes les élections font parties.

Docteur peut-on dire aujourd’hui que les piliers de la démocratie en Guinée qui sont les institutions Républicaines sont inféodés au pouvoir ?

Je pense que ce sont des jeunes institutions qui ne sont pas encore solidifiées. Il faut donc travailler à les améliorer, à les renforcer en améliorant leur indépendance et efficacité. Mais, je sais que la Guinée a besoin d’un environnement institutionnel plus libre, plus démocratique et plus détaché du pouvoir. Je pense que ce n’est pas un combat d’une seule journée, c’est un combat de très longue à laine. J’aurai souhaité qu’un débat national permette de créer des institutions plus fortes avant les élections présidentielles, afin que le Président élu vienne trouver des institutions qui échappent à son contrôle. Cela aurait permis aux institutions d’être plus indépendantes, plus efficaces et au fur et à mesure elles travailleraient à échapper au contrôle des pouvoirs publics et des groupes de pressions. Maintenant, si cela n’est pas rendu possible, il est évident que les institutions telles qu’on les voit aujourd’hui vont toujours continuer à être soumise à la volonté du Président et du gouvernement. Je pense que même après le Président Alpha Condé, on pourrait connaitre les mêmes difficultés, parce que souvenez-vous qu’on a eu beaucoup de difficultés avec le Président Lansana Conté pour avoir une institution nationale des droits de l’homme qui soit conforme aux principes de paris. Toutes les batailles ont été mené avec l’appui de la communauté internationale, nous n’avons pu obtenir au Président Lansana Conté qu’un observatoire et qui n’était qu’un appendice de la primature. Et, quand vous faites la comparaison, les institutions d’aujourd’hui sont beaucoup plus conformes à l’esprit de la démocratie que les institutions qui existaient hier. Donc, il y a un peu de progrès, mais qui sont insuffisants. Et, ces progrès ont été obtenus en général pendant la transition, avec l’adoption de la constitution de 2010. Et, c’est cette constitution qui a garantie des institutions démocratiques solides qui pourraient permettre de garantir l’Etat de droit.

Quelle analyse faites-vous de la situation des droits de l’homme en Guinée pendant ces 10 dernières années de gestion d’Alpha Condé ?

On peut classer l’environnement des droits de l’homme en Guinée en trois étapes depuis l’arrivée du Président Alpha Condé. De 2010 jusqu’à 2014, où le président lui-même était fortement préoccupé par la question des droits de l’homme. Il était possible de faire remonter les violations de droits de l’homme jusqu’à son niveau et il s’activait lui-même pour trouver des solutions qui s’imposaient. C’était un moment de grands espoirs où on avait le sentiment que les choses allaient se passer de la meilleure façon possible. Et, 2015 jusqu’à la fin 2017, il y avait un relâchement, il n’y avait pas d’hostilité à l’endroit des activistes des droits de l’homme, mais le Président lui-même et l’Etat ont cessé de collaborer pour la défense et à la promotion des droits de l’homme. C’est ce qui correspond la période de relâchement où les défenseurs des droits de l’homme, les institutions et les organisations de droits de l’homme ne bénéficiaient plus du soutien du Président et de son gouvernement. Et du début 2018 jusqu’à l’heure où nous sommes, ou disons le début de la dynamique de la nouvelle constitution, je pense que le pouvoir est devenu très pratiquement hostile à tout ce qui est pratique ou à tout ce qui n’est pas partisan. Et, donc l’activité des droits de l’homme a été inscrite dans les registres de l’opposition. Tous ceux qui critiquent sont devenus des opposants ou des ennemis des adversaires du pouvoir. C’est vraiment le cas aujourd’hui quand les défenseurs des droits de l’homme sont considérés comme des partisans de l’opposition, donc des adversaires du pouvoir et c’est ce qui est très dommage. Parce que c’est tout le contraire de la situation qu’on a connu entre 2010 et 2014. Je continu de pleurer cette époque-là, j’ai encore la nostalgie de cette époque-là où les espoirs étaient permis. Et, quand il y avait un problème vous pouvez joindre le Président Alpha Condé qui s’impliquait lui-même pour trouver la solution, on pouvait joindre aussi le ministre de la défense à l’époque, Me Kabèlè Camara qui pouvait s’activé pour trouver la solution etc. il y avait vraiment des entrées, une oreille attentive du pouvoir quant aux préoccupations des droits de l’homme. Mais, aujourd’hui, à l’état actuel des choses, je pense que c’est tout l’inverse, non seulement, il n’y a pas l’oreille attentive du pouvoir, mais aussi défendre les droits de l’homme aujourd’hui est devenu une activité de l’opposition. Tous les activistes des droits de l’homme sont perçus aujourd’hui comme des ennemis du pouvoir, des adversaires du pouvoir, des partisans de l’opposition. Et, c’est une mauvaise perception qui n’est pas en faveur du rayonnement des droits de l’homme en République de Guinée. Vous avez suivi tout récemment toutes les confrontations indirectes que le ministère de la sécurité a eues avec des organisations internationales de défense des droits. Et, quand un pays travaille à prendre ses propres responsabilités, les organisations internationales se réfèrent aux défenseurs locaux des droits de l’homme pour leurs prises de position. Mais, quand les défenseurs locaux sont affaiblis comme c’est le cas aujourd’hui, il n’y a que les organisations internationales qui prennent la relève. Et, généralement l’image du pays est totalement détruite à l’étranger. On ne s’en rendre pas compte rapidement, mais au moment où l’Etat s’en rend compte, c’est souvent trop tard. Je pense que les choses vont rapidement évoluer, que le Président Alpha Condé et son gouvernement considèreront que tous ceux qui critiquent le pouvoir ne sont pas des ennemis du pouvoir. Souvent ce sont grand même des amis du pouvoir, qui aide le pouvoir à savoir ce qui ne va pas et ce qu’il faut corriger pour donner une meilleure image du pays et pour avoir plus de soutiens pour le pays. Les pays fragiles comme les nôtres, ont besoin d’un soutien international très fort pour relever les défis du développement. Je souhaite que les espoirs qui avaient été suscité après les élections de 2010 en matière de démocratie et de droits humains que le même environnement soit créer de nouveau et que les espoirs renaissent afin que les activistes des droits de l’homme aient une oreille attentive du pouvoir pour une collaboration étroite entre le pouvoir et les activistes de droit de l’homme qui permettent de réduire les frustrations dans le pays. De donner l’espoir aux populations, de renforcer l’Etat de droit et de la justice. Je pense que c’est de cela que le peuple de Guinée rêve depuis toujours.

Propos recueillis par Daouda Yansané