
La confirmation de la candidature d’Alpha Condé pour la prochaine présidentielle du 18 octobre, continue de faire de grincement de dents dans l’échiquier politique national.
Loin d’être une surprise pour ses adversaires politiques, la candidature officialisée du président de la République apparaît comme un « acte de parjure ou de haute trahison » envers la nation guinéenne. C’est ce qu’a laissé entendre l’honorable Mamadou Baadiko Bah, président de l’UFDG.
Dans une tribune dont notre rédaction détient une copie, l’opposant regrette que le chef de l’Etat, « plutôt que d’être un pionnier, un innovateur, en acceptant de se retirer dans l’honneur et de se tailler une place enviable de sage et de conseiller de ses successeurs, ait choisi de violer toutes les lois sacrées du pays, pour rester au pouvoir ».
« La Guinée, depuis 1958 n’a jamais été gouvernée que par des présidents à vie, se cramponnant au pouvoir par la dictature, la répression sanglante, la corruption et les élections truquées, bloquant toute alternance démocratique. Les dix années du Président Alfa Kondé laissent des espoirs déçus, un pays exsangue, une population misérable et une jeunesse désespérée et en prime, de nouveaux riches. Au-delà de toutes ses bonnes intentions pour le pays, il n’aura été que le continuateur d’un système corrompu à l’extrême et ethniciste, condamnant le pays à la misère, à la régression et le pillage des ressources naturelles, pour nourrir une classe prédatrice insatiable et parasitaire», a-t-il dénoncé vigoureusement ce qu’il a qualifié de ‘‘changement dans la continuité’’.
Au devant de la scène pour la lutte contre un troisième mandat anticonstitutionnel en Guinée, le leader de l’Union des Forces Démocratiques se déchaine : « la lutte du peuple de Guinée pour la véritable démocratie, l’unité, la justice sociale et le progrès économique et social, doit plus que jamais continuer, en tirant les amères leçons de cette triste expérience de 62 années d’indépendance perdues ».
« La seule voie de salut n’est pas de changer d’occupant du palais présidentiel, mais de sortir de ce système qui se reproduit sans cesse, pour le plus grand malheur du peuple de Guinée »,a déclaré Mamadou Baadiko Bah.
Thierno Amadou Oury BALDE