
Le 30 août de chaque année est célébrée la journée internationale des personnes disparues. Cette journée est une occasion pour les activistes des droits humains de dénoncer les atteintes et demander la justice pour les victimes.
En Guinée, de nombreux cas de disparus sont enregistrés du premier régime à la quatrième République actuelle. C’est ce qu’a laissé entendre le président de la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CG-CPI) : « les disparitions ont commencé depuis le régime de feu Sékou Touré. Il y a des charniers qui sont à Nongo et à Kakoulima. A l’actif du CNDD sous l’égide du chef de l’État, le capitaine Moussa Dadis Camara, il y a eu également les massacres du 28 septembre 2009. Dans ces massacres, il y a eu des personnes disparues. Il y a des personnes qui ont été jetées dans l’océan Atlantique. Certaines ont été enfouies dans des fosses communes et d’autres personnes ont été mises dans des conteneurs dont des femmes. Nous ne savons pas où se trouvent ces personnes-là ».
« Il y a aussi un journaliste qu’on n’a pas retrouvé depuis 3 ans », a déploré ce samedi, Me Hamidou Barry chez nos confrères de mosaiqueguinee.com.
A l’en croire, des personnes ont été également enterrées dans des fosses communes en marge des violences survenues à N’Nzérékoré lors du double scrutin référendaire et législatif du 22 mars dernier.
Aissata BALDE