
L’opposition politique ne semble pas du tout étonner par le choix d’Alpha Condé comme candidat du parti au pouvoir à l’élection présidentielle, prévue le 18 octobre prochain.
Les opposants au troisième mandat qualifient d’ailleurs cette candidature d’anticonstitutionnelle et de nature à plonger le pays dans une profonde crise politique.
C’est le cas d’Ibrahima Chérif Bah, vice-président de l’UFDG : «Toutes ces conventions seront totalement rejetées par le peuple. Ce choix est anticonstitutionnel. Nous disons qu’il est la suite du coup d’Etat civil qui est en cours. Les gens aspirent à un changement dès décembre 2020 en élisant un autre président ».
Si Alpha condé dit avoir pris acte de la décision de son parti qu’il répondra après, le président du Bloc Libéral Faya Milimouno, pense qu’il ne faut pas continuer à suivre son jeu : « Il nous revient à nous les guinéens dont les enfants ont été tués, dont les ressources sont en train d’être dilapidées, de nous lever pour mettre fin à cette parenthèse. C’est la seule chose qui compte. Alpha n’a qu’une seule marchandise à nous vendre : c’est la division. Tant qu’on reste dans cette division, on sera faible et il continuera son jeu. Il faut au-delà des considérations régionales, ethniques qu’on se lève pour dire que ça suffit ».
Sur la même longueur d’onde, Pour Saikou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, dira : « nous ne pouvons pas laisser le pays dans les mains d’une personne qui est fatiguée, malade, qui a atteint l’âge d’aller dans une maison de retraite ».
Pour Docteur Ousmane Kaba, l’opposition n’est pas du tout étonné, pacque dit-il, toute la gymnastique constitutionnelle n’avait qu’un seul et unique but, asseoir un troisième mandat et une présidence à vie.
« Les masques sont tombés et à l’époque on entendait beaucoup de communicants nous répéter qu’ils parlent de la constitution et non d’un troisième mandat », a-t-il insinué.