
Il est finalement sorti de son silence en affichant plus de détermination dans le combat pour la consolidation des principes intangibles de la Démocratie notamment de l’observation du nombre et de la durée des mandats présidentiels et de l’alternance au pouvoir.
A l’origine de la l’institution du Front National pour la Défense de la Constitution pour empêcher Alpha Condé de s’octroyer un 3ème mandat en Guinée, Abdourahmane Sano ne compte pas reculer avec ses pairs, malgré les menaces et tentatives d’intimation.
Après la première journée de la manifestation interdite appelée en début de semaine par les leaders du FNDC pour exiger le départ d’Alpha Condé du pouvoir, les opposants au troisième mandat par la voix de leur coordinateur national ont dénoncé non seulement le confinement forcé de certains d’entre eux, mais aussi la répression des manifestants.
« C’est une preuve d’une certaine frilosité de la part des Forces de l’ordre par rapport à l’appel que nous avons lancé à manifester. Cela s’inscrit dans les pratiques de répression, de torture morale et de torture physique, de kidnapping. Comme vous le savez, le pouvoir a préféré endosser ce genre de pratiques pour faire passer vaille que vaille le coup d’Etat de Monsieur Alpha Condé. Le pouvoir que nous avons en face est un pouvoir complètement affaibli qui ne tient que par la corruption et par la violence. C’est pourquoi, je demande aux populations guinéennes de se tenir debout et de rester engager», a lancé Abdourahmane Sano.
Ce serait illusoire a fustigé l’activiste de la société civile intervenu dans un média privé de la place, de vouloir imposer un pouvoir par la violence, la terreur et la dictature.
Pour le moment, aucune information ne filtre sur la prochaine manifestation que les adversaires d’Alpha Condé et ses alliés comptent tenir. Mais, il faut s’attendre très prochainement à la reprise de la grogne dans le pays à en croire le premier responsable du FNDC : « la prochaine étape, c’est à la coordination de décider. Nous allons continuer puisque le coup d’Etat étant en cours il faut bien que nous continuons avec toute la force de nos moyens pour empêcher ce putsch de continuer et de prospérer avec toute la force de nos moyens. Il faut se battre pour que l’alternance à laquelle la population guinéenne aspire, aussi bien ceux de la diaspora que ceux de l’intérieur, ait lieu. Alpha Condé doit savoir que le pouvoir ne peut pas être privatisé en Guinée. En tout état de cause, il doit savoir que nous sommes déterminés à anéantir et l’amener à se raviser. C’est dans ce sens-là que le FNDC se bat, pour qu’aucun homme politique ne vienne désormais s’accaparer du pouvoir ou le prendre en otage dans l’intérêt de son clan ».
Thierno Amadou Oury BALDE