Maîtres William Bourdon et Vincent BRENGARTH ont a nouveau saisi le bureau de la procureure de la Cour Pénale Internationale, Fatou Ben Souda. Objectif, déclencher « une procédure d’alerte précoce pour l’adoption de mesures urgentes aux fins de la prévention de crimes potentiels ».
Les avocats du FNDC qui tient à sa manifestation de ce lundi 20 juillet malgré l’interdiction du gouvernement, ont dans un communiqué consulté par notre rédaction attiré « l’attention de la CPI sur le risque de répression policière à l’occasion de cette nouvelle mobilisation et dans le prolongement de la dérive autoritaire à l’œuvre depuis plusieurs années ».
« Ayant à l’esprit l’effet dissuasif potentiel et réel que la Cour Pénale Internationale (CPI) inspire, de par son existence même et sa compétence, sur la commission de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, et sa vocation à rendre une justice non pas exclusivement punitive mais aussi préventive, le FNDC déclenche, par la présente, une procédure d’alerte précoce pour l’adoption de mesures urgentes aux fins de la prévention de crimes potentiels », peut-on lire sur la note annexée au communiqué.
Ce n’est pas tout. Lés défenseurs et conseillers du FNDC auprès de la CPI indiquent que « l’inertie, l’inaction ou encore les réponses tardives ne sauraient convenir face à la nécessité impérieuse de protection des personnes contre les risques bien réels de violations massives et graves des droits de l’homme, dans un contexte où l’impunité garantie aux auteurs d’atrocités commises ex ante ne fait qu’accroitre la probabilité de la commission ex post de crimes tout aussi atroces ».
Avant d’attirer l’attention de la CPI sur la nécessité d’assurer le suivi de l’évolution de la situation en Guinée en vue de prévenir la naissance de violations graves et massives des droits de l’homme et d’empêcher l’utilisation illégale, abusive et disproportionnée de la force, Maîtres William Bourdon et Vincent BRENGARTH ont laissé entendre qu’à l’image des récentes manifestations survenues en Haute Guinée, fief du parti au pouvoir, les forces de sécurité doivent faire preuve de professionnalisme .
« Nous attirons tout particulièrement votre attention dans la perspective de la manifestation devant se tenir le 20 juillet prochain. Nous redoutons en effet une recrudescence de la répression policière à l’occasion de cette nouvelle mobilisation. Il sera observé qu’il y a eu des manifestations hebdomadaires qui se sont tenues dans les fiefs du pouvoir, à Kankan notamment, et qu’aucun mort, aucun blessé n’a été déploré. A Kankan, les forces de défense et de sécurité font preuve d’une conduite exemplaire démontrant qu’un déroulement pacifique est possible ».
TAOB