A l’origine de la diffusion de la triste nouvelle relative à la profanation du mausolée où sont enterrées plusieurs figures de l’indépendance guinéenne,  le  PDG-RDA à travers  son actuel  secrétaire général a raconté comment  le mis en cause à  accéder au lieu pour accomplir ses actes sur la tombe du premier président de la République de Guinée, Feu Ahmed Sékou Touré.

Oyé Béavoguile, secrétaire général du PDG-RDA

Oyé Béavogui qui s’est rendu sur les lieux de profanation, a laissé entendre dans la presse ses témoignages en ces termes :

« Quand on s’est rendu sur le terrain, on nous a expliqué que le monsieur est venu garer sa voiture près du centre islamique, il est venu défoncer la porte du mausolée et il est rentré. Au moment où il rentrait, il était habillé en civil. Mais, une fois à l’intérieur, il a porté sa tenue de gendarme.

Il a mis le feu sur le drapeau qui avait été placé là-bas par un jeune de la société civile, les tapis de prière qui se trouvaient dans la case ronde au sein du mausolée, mais aussi les pots de fleurs et le coran qui étaient sur la tombe du président Ahmed Sékou Touré. Tout est parti en fumée. Il a marché sur les tombes des différentes personnalités qui reposent là-bas, il a arraché la pierre tombale qui se trouve sur la tombe de Hadja Mafory. Ensuite, il est venu se coucher sur la tombe du président Sékou Touré en balançant de gauche à droite et en faisant des incantations.

Il déversait également quelque chose qu’il avait dans des bouteilles sur la tombe. Plusieurs personnes étaient venues sur les lieux ; mais, personne n’a osé s’approcher de lui parce qu’il avait un sac dont on ne connaissait pas le contenu. C’est ainsi que les forces de l’ordre ont été appelées et les gens du général Sékou Mara sont venus l’arrêter.

Les agents lui ont demandé qui il était et pourquoi il était là-bas, il a dit qu’il ne va pas parler là-bas parce que selon lui, l’affaire est très profonde. Donc, les agents l’ont pris pour l’emmener au ministère de la sécurité. Et, de là-bas, on l’a envoyé à la DPJ (Direction de la police judiciaire, NDLR). Pour le moment, on reste à l’écoute des autorités pour voir ce qu’elles vont dire. Ensuite, le parti va se retrouver pour décider de la suite à donner à cet acte ».

Thierno Amadou Oury BALDE