
Un mois après son départ de l’UFR, le deuxième vice-maire de la commune de Matam, Badra Koné a décidé d’évoluer en solo. Ce samedi 04 juin, le jeune leader politique a lancé un mouvement politique dénommé « Nouvelle Génération Politique ».
Selon lui, ce mouvement qui deviendra dans sous peu de temps un parti politique est né pour prendre position sur tous les sujets concernant la nation guinéenne.
« Nous avons décidé de constituer un mouvement politique pour prendre position sur les questions de la vie nationale, contribuer au débat d’idées et à l’animation de la vie politique dans notre pays. La jeunesse constitue la frange la plus importante de la population guinéenne, elle est confrontée aux maux les plus cruels : désœuvrement, chômage, abandon moral, perversion, corruption, addition à l’alcool et à la drogue.
Elle est aussi manipulée de part et d’autre. Elle constitue aussi la chair à canon pour ceux qui voient en elle l’outil de revendication de leurs intérêts injustes, car égoïstes et personnels. On se sert d’elle et après l’avoir utilisée, on l’abandonne (…). Dans les instances de décision de nos partis politiques, la jeunesse est encore sous-représentée. Et quand elle essaie, par entrisme, de changer les lignes désuètes de leurs leaders, elle est ostracisée. Dans ces partis-là, le président fondateur ne change pas.
Il est indéboulonnable, nul ne doit entrevoir à lui succéder. Les jeunes doivent-ils porter le fardeau de la faillite de leurs aînés ? Le salut ne viendra pas de cette classe de vieux politiques en mal d’idées. Nous ne pouvions pas nous laisser abattre par les désillusions que nous vivons et trahir les espoirs de la Guinée. Nous avons alors fait le choix le plus courageux. C’est alors que quelque chose de noble est né en nous et nous a conduit à essayer une aventure nouvelle à travers un nouveau mouvement politique », a
Devant les invités présents au lancement, Badra Koné a mentionné que son mouvement émet le désir de devenir membre du FNDC jusqu’à la victoire. « Notre mouvement politique émet l’intention de devenir membre du FNDC et nous entrevoyons de discuter avec ses responsables des modalités de notre intégration dans cet ensemble de la défense de la cause juste et républicaine. Le FNDC est la seule entité qui se bat pour un idéal juste, celui de la défense de la Constitution du 7 mai 2010, consacrant l’alternance démocratique qui est gage de la stabilité dans notre pays et dans la sous-région. L’alternance, c’est aussi l’aspiration des Guinéens, notre aspiration », a fait savoir.
Daouda Yansané