Les leaders du FNDC

Au cours d’une réunion extraordinaire ce vendredi 3 juillet à son siège à Kipé, le FNDC a pris acte de l’interdiction de sa manifestation par les autorités compétentes. Par cet acte, il reporte sa marche initialement prévue le 8 juillet 2020 à Conakry.

Cependant, il reste attacher à l’exercice du droit de manifestation pour exprimer son ras-le-bol face à ce qu’il qualifie de détention arbitraire de ses membres et le tripatouillage constitutionnel. C’est pourquoi ses leaders, appellent à une nouvelle mobilisation le 20 juillet prochain pour exiger le départ du président Alpha Condé et de son clan.

Lisez plutôt la déclaration du FNDC lu par son coordinateur national, Abdourahmane Sano.

« Il apparaît clairement pour Alpha Condé et son entourage qu’au lieu de faire la lutte contre la pandémie une priorité, ils en n’ont fait une opportunité politique pour dérouler leur agenda.  Le FNDC prend acte de l’interdiction illégale de sa marche citoyenne du 8 juillet. Face à cet abus inacceptable du pouvoir qui intervient au moment où nous constatons avec regret, la crise institutionnelle due à la démission, à l’illégalité et à l’illégitimité des institutions (Assemblée nationale, CENI, cour constitutionnelle), le parjure commis par Monsieur Alpha Condé en violant la Constitution de mai 2010 sur laquelle il a juré par deux fois, le refus délibéré de la mise en place de la Haute cour de justice, seule institution capable de juger Monsieur Alpha Condé pour cette haute trahison et l’obstination de Monsieur Alpha Condé de rester au pouvoir par la force des armes, le FNDC appelle le peuple de Guinée et toutes les forces vives de la nation, à une manifestation sans précédent, le 20 juillet 2020, pour exiger le départ de Monsieur Alpha Condé envue de restaurer l’ordre constitutionnel. Le FNDC met en garde, les responsables des forces de défense et de sécurité, qu’il ne tolérerait aucun abus contre les citoyens».

Thierno Amadou Oury BALDE