« Air France a son programme de reprise de ses vols et la Guinée a aussi son programme. Si la compagnie Air France pense qu’elle peut reprendre ses vols, compte-tenu de l’état d’évolution de la pandémie en France ou ailleurs, mais en Guinée, nous nous battons pour sortir de la pandémie ».
Ces propos du ministre des transports viennent éclaircir pour l’instant la position du gouvernement auquel il relève.
En marge d’une conférence dans un réceptif hôtelier de Conakry, le ministre d’Etat Aboubacar Sylla confie que son gouvernement prendra toutes les dispositions liées à la réouverture de l’espace aérien. Mais cette décision a-t-il précisé devant les journalistes le mercredi 1er juillet, sera prise sans pression et de manière souveraine.
« Lorsque nous penserons que cette pandémie est bien maîtrisée et que nous sommes à une phase descendante en ce qui concerne le taux de contamination et en phase de croissance en ce qui concerne les guérisons, en ce moment, nous prendrons souverainement la décision d’ouvrir nos frontières et de reprendre le trafic aérien. Pour le moment, on n’en est pas là. C’est une décision qui se prend en fonction de l’évolution de la maladie, on ne l’anticipe pas », a déclaré le ministre d”Etat Aboubacar Sylla.
A en croire le ministre, les perturbations du trafic et la fermeture de l’espace aérien de la Guinée auront eu d’énormes conséquences. En guise d’illustration, la perte de revenus pour l’ensemble des opérateurs aéroportuaires et l’interruption du processus de mise en œuvre du projet d’extension et de modernisation de l’aéroport international de Conakry. L’important selon lui, « c’est de ne pas réimporter la maladie en Guinée (…)».
Thierno Aissata BALDE