Réunion préparatoire de la grève entre les leaders du SYNEPGUI

Le SYNEPGUI, Syndicat National des Enseignants du Privé de Guinée,  vient de déterminer sa position après la consultation de sa base sur l’opportunité ou non de la suspension de son mot d’ordre à la veille de la réouverture partielle des écoles.

A l’issue d’une longue concertation  avec sa base ce samedi, 27 juin, l’organisation syndicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des enseignants du privé, a décidé du maintien du boycott de la reprise des cours dans les écoles privées.

« L’inspection veut entamer les négociations entre les fondateurs d’écoles privées et le Syndicat National des Enseignants du Privé de Guinée. On a eu des échanges dans notre camp et on leur a expliqué ce que nous vivons dans le secteur privé. On nous avait demandé si on pouvait suspendre la grève avant l’ouverture, mais après consultations à la base on nous dit non. Donc, tant que les points de revendications ne sont pas satisfaits, on ne peut procéder à la suspension de notre mot d’ordre», a déclaré Niouma Sory Léno, secrétaire général du SYNEPGUI.

 

Aujourd’hui a-t-il précisé, « nous avons fait une rencontre avec plus de trois cent (300) enseignants évoluant dans le secteur privé pour lancer officiellement une grève générale et illimité à compter du lundi 29 juin 2020 ».

Les membres du SYNEPGUI

Selon nos sources, le Syndicat des Enseignants du Privé de Guinée dirigé par Alpha Madiou Diallo, aurait tenu une rencontre de négociation avec l’Association des fondateurs des écoles privées. Mais quelque soit l’issue trouvée discrètement ou publiquement après cette réunion, le SYNEPGUI  reste droit dans ses bottes pour aller au débrayage.

Niouma Sory Léno, leader du SYNEPGUI

« Un syndicat c’est la représentativité sur le terrain, donc s’il ya des gens qui négocient tant mieux. Nous, nous sommes un syndicat sérieux et représentatif. Donc, on ne peut pas accepter les résolutions  d’une négociation dont nous n’avons pas pris part. Pour nous, la grève reste maintenue », a lancé le syndicaliste des enseignants du privé.

Aux nouvelles autorités éducatives, l’organisation syndicale manifeste sa bonne foi d’aller au dialogue : « puisque nous venons de connaitre un grand changement à la tête des départements en charge de l’éducation, nous demandons aux nouveaux ministres  de ne pas seulement se limiter à la version que les fondateurs vont leur donner. Mais de venir vers le syndicat pour qu’on leur explique comment les choses se passent dans le secteur privé de l’éducation. Donc, nous leur démons d’écouter tous les camps pour qu’on puisse trouver un terrain d’entente ».

A rappeler que parmi les revendications du SYNEPGUI,  figurent
le paiement intégral des arriérés de salaires impayé des mois de mars, avril, mai et juin ;  la déclaration et l’immatriculation du personnel enseignant du privé à la CNSS ; la signature d’un contrat commun et écrit de 12 mois au lieu de 9 mois et accompagner d’un bulletin de paye mensuel ; l’augmentation de 100% du salaire et les taux honoraires ainsi que les salaires des enseignants dans toutes les écoles privées du pays ; le virement des salaires de tous les enseignants du privé à la banque .

Thierno Amadou Oury BALDE

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