Alors que le PADES membre du FNDC a manifesté son éventuelle participation à l’élection présidentielle avec ou sans le président Alpha Condé, certains partis de l’opposition plurielle se démarquent. C’est le cas de l’UFR de Sidya Touré, l’UFDG de Cellou Dalein Diallo et du Bloc Liberal de Faya Millimono sans oublier la position du Mouvement Démocrate Liberal d’Aliou BAH.
Ces derniers accusent le chef de l’Etat d’Alpha Condé de haute trahison avec ce qu’ils qualifient de « coup d’état constitutionnel » et exigent son départ du pouvoir au lieu de s’associer à un dialogue politique.
S’inscrivant dans cette dynamique, le leader du PEDN n’entrouvre pas mieux.
« Pour nous, il est hors de question d’aller à un dialogue sans que les conditions préalables ne soient discutées. On peut les citer : la libération d’abord des prisonniers politiques, ensuite le respect de la constitution de 2010, donc la limitation du mandat du président à deux (…). Nous avons été à des dialogues, mais quand le résultat n’était pas satisfaisant… », a déclaré par Voie de presse Lansana Kouyaté, président du PEDN.
Pour mettre les points sur les i, l’ancien premier ministre sous l’ère du feu Général Lansana Conté indique que son partout ne reconnait pas la nouvelle constitution et l’Assemblée Nationale issues du double scrutin contreversé du 22 mars dernier : « PEDN ne reconnaît ni l’Assemblée, ni la nouvelle constitution. Avec les autres membres du FNDC, nous considérons que la seule constitution valable à ce jour, c’est la constitution de 2010. Quand on sait que la nouvelle constitution a été non seulement tripatouillée au départ, mais encore ce tripatouillage a été exacerbé, amplifié par le texte qui a été promulgué le 6 avril 2020, ça fait honte même à la Guinée, ça doit faire honte à l’Etat. Les lois sont faites pour être respectées jusqu’à ce que les lois changent ».
Quand on dit Démocratie a-t-il lancé, le minimum c’est d’éviter les parjures et ne pas tomber dans le déni constant de ce qui doit être fait.
« On reste strictement fidèle à la position du FNDC. On ne peut pas vouloir de quelque chose et de son contraire », a renchéri l’opposant.
Thierno Aissata BALDE