L’apparition de la l’épidémie covid-19 affecte depuis trois mois le système éducatif guinéen. Avec l’interdiction des attroupements de plus de personnes, des écoles et universités ont été fermées tout comme les lieux de cultes pour limiter la chaine de propagation de la maladie et contribuer à l’atteinte des objectifs du plan de riposte déclenché par le gouvernement.
Seulement qu’après la levée progressive du confinement dans certains pays de la sous-région où la vie commence à reprendre son rythme habituel, les guinéens ne sont toujours pas édifiés à quand la levée de l’état d’urgence sanitaire.
Chez les élèves et leurs parents, des inquiétudes continuent ur la question de savoir si les examens auront lieu, après plusieurs mois de fermeture des institutions d’enseignement.
Pour apporter une réponse à cette préoccupation, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mory Sangara s’est prononcé sur l’éventuelle réouverture des écoles et le calendrier des examens nationaux.
« Pour que les cours reprennent, il faudra satisfaire toutes les conditions sanitaires et imprégner tous les enseignants sur le mode de transmission et de prévention de cette maladie Si le principe de réouverture des classes est acquis, cela veut dire qu’il y aura des cours de rattrapage et il y aura des évaluations. Pour le moment, c’est le calendrier que nous sommes en train d’évaluer, mais on n’a pas terminé », a expliqué Mory Sangaré.
Par cette précision, il s’inscrit en faux contre toute sorte de rumeurs lancées sur les réseaux sur la réouverture des classes le lundi prochain.
Le chef de département de l’éducation nationale a aussi rassuré les acteurs et partenaires de la vie scolaire de travailler d’arrache pied pour la prise de toutes les dispositions avant la reprise des cours.
« Nous sommes sur un travail qui n’est pas achevé. Dès que nous aurons terminé, on aura compris ce qu’il faut faire. Que les parents d’élèves et les élèves comprennent qu’on est unanime, qu’il faut reprendre les cours. Si on reprend les cours, il faut évaluer (…)», a lancé le ministre de l’éducation et de l’alphabétisation.
Thierno Amadou Oury BALDE