Dr Dansa Kourouma, président du CNOSCG)

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG) risque de traverser une crise interne au sujet du remplacement  de feu Salif Kébé à la CENI.

L’ancien président de la CENI qui est décédé récemment à Conakry est un avocat qui relève du barreau, une organisation membre du  CNOSCG au nom duquel il avait été choisi pour siéger au sein de l’organe de gestion des élections.

Aujourd’hui, son remplacement est une affaire dit-on de surenchère. Le barreau réclame sa place et le CNOSCG bataille dans un autre élan de choix en invoquant la réactivité de l’ordre des avocats.

Dans une note consultée par notre rédaction, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne fait sa mise au point.

« Le Barreau est une organisation membre du CNOSCG et à ce titre, il a bénéficié du choix interne de la société civile pour le représenter à la CENI, sur 11 candidatures internes, mais pas en tant qu’entité indépendante. Car le Barreau n’a pas d’agrément du Ministère de l’Administration du Territoire (tutelle de la société civile), au titre d’organisation de la société civile 

On rappelle d’abord que depuis la désignation de Maitre Kébé (défunt président de la CENI) en 2018, le barreau n’est plus actif au sein du CNOSCG. Ainsi, il lui revient comme toujours de choisir les représentants de la société civile à la CENI. Ce choix se fait sur la base des critères internes en toute indépendance de l’administration et des institutions étatiques ».

Thierno Amadou Oury BALDE