
Très attendue, la bonne nouvelle est en fin tombée pour Madame Sow Moussa Yéro Bah, journaliste à la radio Espace FM.
Après des soins intensifs au centre de traitement épidémiologique (CTE) de Donka, elle a pu vaincre le covid-19.
Voici sa réaction peu après sa sortie du centre de traitement ce jeudi, 23 avril 2020.
« C’est un sentiment de joie, de fierté d’avoir pu vaincre le virus. Parce que je vous dis que ça a été un long combat, 20 jours…. C’est un sentiment aussi de réconfort parce que c’est grâce à toutes les personnes qui ont pu nous soutenir : autorités, personnes anonymes confondues, tous les citoyens d’ici et ailleurs qui ont pu nous soutenir et encourager à travers des appels, à travers des messages, à travers les réseaux sociaux, que nous avons pu tenir jusqu’au bout. J’ai l’impression que c’est le soutien de tous les Guinéens d’où qu’ils soient, des anonymes, des femmes, des hommes, des jeunes, c’est ce qui m’a permis aujourd’hui d’arriver à bout du Covid-19 et aujourd’hui je suis très réconfortée. Je sors en me disant que oui, j’étais sur le bon chemin et qu’il faut continuer sur cette lancée, continuer le combat qu’on était en train de mener.
Ma situation était particulière…. Les gens prenaient plutôt de la Chloroquine et de l’Azithromycine, mais moi j’ai pris un antibiotique pour éviter la surinfection. Le reste du travail a été fait par mon organisme (rires), qui a finalement pu après quatre (4) prélèvement vaincre le virus. Il faut remercier le bon Dieu. Grâce à Dieu ça s’est bien passé avec des hauts et des bas. Et, les médecins ont été là, les infirmières, tout le monde s’inquiétait finalement parce que vous l’avez dit, je suis en état de famille.
Je pense qu’il faut y croire. Vous avez vu, chaque jour, les chiffres sont en train d’augmenter, on tend vers les 1000 cas en Guinée. Ça veut dire que la maladie est une réalité en Guinée : il y a des porteurs sains (qui ne présentent pas de symptômes) et des gens qui peuvent développer des symptômes. Et donc, il ne faut pas penser que la maladie n’existe pas. J’en suis un exemple, moi j’ai été une porteuse saine. A part la perte de l’odorat, je n’ai pas eu grand-chose. Par contre, d’autres tombent malades réellement. Et, il ne faut pas attendre de tomber malade et avoir des difficultés respiratoires pour aller à l’hôpital. Il faut aller à l’hôpital pour se faire soigner avant que les poumons ne soient atteints. Parce que quand vous avez des difficultés respiratoires, ça devient très compliqué.
Il ne faut pas se gêner, il ne faut pas du tout avoir peur d’aller à l’hôpital. Il faut y aller parce que les gens sont en train d’être débordés tellement que les chiffres sont en train de grimper. Aux personnes alitées, il ne faut pas rester dans les quartiers et attendre qu’on vienne vous chercher ».
Thierno Amadou Oury BALDE