Avocats du FNDC

Interpellé le vendredi dernier, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè est toujours en détention à la Direction centrale de la Police Judiciaire (DPJ).

Les avocats des opposants au troisième mandat dénoncent la violation des procédures légales  sur l’arrestation et le maintien en détention du chargé de la mobilisation et des actions du Front National pour la Défense de la Constitution  (FNDC).    Par la voix de maître Salifou Béavogui, ils  demandent  ce jeudi 23 avril la libération de leur client qui serait malade? selon nos informations.

Lisez plutôt !

« Notre client a été interpellé le vendredi 17 avril en début d’après-midi. Depuis, il n’est pas libéré, il n’est pas présenté devant le procureur. Vu les circonstances de son interpellation ou de son arrestation, en avocats très avertis et avec un peu d’expériences, nous nous sommes dit qu’il fallait attendre le dossier devant le procureur de la République. Parce que vouloir se rendre à la police, c’est comme si nous étions là à garantir ce qui s’est passé avant nous et que nous considérons non conforme à la loi. Donc, nous avons préféré attendre le dossier au tribunal mais dans le délai de 48 heures tel que prévu par l’article 87 du code de procédure pénale et qui peut être renouvelé qu’une seule fois.

Mais vous pouvez faire le décompte, à l’heure qu’il est, notre client est à 160 heures de détention sans qu’il ne soit présenté au procureur de la République, encore moins libéré. Nous avons adressé deux courriers au procureur de la République près le tribunal de première instance de Conakry 2 dans ce sens et ces correspondances sont restées sans effet, ce qui est très surprenant. Notre client devait être déféré depuis avant-hier, c’est avec beaucoup de surprise qu’on constate que jusqu’à présent il n’est pas déféré. Ce n’est plus une détention pour nous, c’est une arrestation arbitraire », a-t-il dénoncé.

« Nous avons appris que notre client est très malade. Comprenez que c’est malgré nous qu’on ne peut pas le rencontrer parce qu’on ne peut pas vouloir d’une chose et son contraire. Donc, nous demandons qu’il soit déféré ou libéré.

Nous sommes très inquiets de son état de santé. Les informations qui nous parviennent sont alarmistes. Donc, il faut qu’il soit libéré immédiatement (….)».

Thierno Amadou Oury BALDE