Pour des faits des faits de provocation directe à un attroupement, les trois (3) femmes, membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont comparu ce lundi 09 mars 2020, au tribunal de première instance de Mafanco.

Néné Camara, Yarie Camara (militantes de l’UFR) et Mariam Diallo (militante de l’UFDG), tous membres du FNDC ont nié les faits qui leur sont reprochés. Elles ont déclaré être injustement arrêtées par les forces de l’ordre lors d’une manifestation appelée par le Front national pour la défense de la constitution.

Dans ses réquisitions,  Ibrahima Sory Touré, l’un des substituts du procureur de la République,  a sollicité la condamnation des prévenues à trois mois de prison ferme: « Monsieur le président, dans ce dossier, nous avons suivi les débats ensemble. Elles ont été arrêtées toutes au marché de Bonfi, mais elles se sont inscrites dans une dénégation totale. Compte-tenu des différents événements de trouble à l’ordre public, les forces de sécurité ont été mises à pied d’œuvre pour mettre à la disposition des services compétents toute personne qui se livrerait à ces genres de comportement ».

Avant d’ajouter ceci : « Au regard de ce qu’elles ont déclaré à l’enquête préliminaire, je vous prie de retenir les prévenues ici présentes dans les liens de la prévention. Pour la répression, vous allez faire application des dispositions des articles 627 et 632 du Code Pénal en les condamnant à trois mois de prison ferme et au payement d’une amende de 500 milles francs guinéens chacune », a-t-il requis.

Contrairement aux réquisitions du procureur, les avocats de la défense  ont plaidé non coupables. Ils ont  tous  demandé la relaxe pure et simple de leurs clientes.

« Monsieur le président, vous avez constaté que nos clientes ne sont pas coupables des faits pour lesquels elles comparaissent par devant vous. Il n’y a pas eu d’attroupement sur la voie publique parce qu’elles ont été arrêtées une à une.

Ces femmes n’ont pas de place en prison, elles doivent être à côté de leurs enfants. Ceux qui doivent être en prison, ce sont ceux là qui ont des milices privées, ceux qui traitent les autres de chimpanzés. Mais, le procureur n’a pas  eu le courage d’arrêter ces gens, sauf les pauvres femmes qui ne sont pas coupables des faits de provocation directe à un attroupement. Je vous prie de les relaxer pour délit non constitué en statuant sur siège », Me Lazard Gbilimou a sollicité la relaxe des prévenues pour délit non constitué.

Pour trancher en fin d’audience, le juge Mohamed Kaba a condamné les prévenues  à  six (6) mois d’emprisonnement assortis de sursis.  Elles ont immédiatement été remises en libertés.

Il faut rappeler les prévenues étaient en détention depuis le 19 février 2020.

Daouda Yansané