FNDC

Les instructions données à l’armée d’être en alerte pour sécuriser le processus électoral fait la ‘‘une’’ de l’actualité guinéenne.

Les commandants des quatre régions militaires du pays d’après le courrier du Chef d’Etat Major de l’Armée, sont demandés  d’organiser des patrouilles diurnes et nocturnes du 28 février au 3 mars 2020.

Malgré l’interpellation de l’armée, les opposants au projet de nouvelle constitution et du 3ème mandat ne désarment pas dans leur combat.

Pour le chargé des Opérations du FNDC Ibrahima Diallo, l’heure est à la prise de conscience des forces armées face à son rôle républicain dans Etat de droit : «Lâché par tout le monde, Alpha Condé abat maintenant sa dernière carte qui est de faire intervenir l’armée pour faire passer son coup d’Etat constitutionnel. Nous appelons les militaires, et nous les savons nombreux, à qui il reste encore l’amour de leurs compatriotes, à ne pas leur tirer dessus. Et nous demandons encore une fois à l’armée guinéenne de préférer la protection des 12 millions de guinéens qu’à une seule personne au détriment de la loi ».

« Nous allons empêcher la tenue de ces élections. (…) si ce document-là a fuité, ça veut dire autant que les forces de défense et de sécurité ont pris conscience et ses éléments sont en train de se ranger de plus en plus du côté du peuple de Guinée. Donc nous, nous ne pouvons être que rassurer et demander à l’armée guinéenne de rester du côté du peuple, de rester républicaine, de ne pas accompagner une personne dans la violation. L’article 6 de la constitution dispose qu’aucun agent n’est obligé d’appliquer un ordre manifestement illégal», a  rappelé Ibrahima Diallo, chargé des Opérations du FNDC.

Thierno Amadou Oury BALDE