
L’information est à la ”une” des médias et des réseaux du pays. L’organisation internationale de la francophonie (OIF) vient d’annoncer son retrait du processus électoral guinéen.
Rencontré par votre Reporter, Abdourahamane Sano, coordinateur du FNDC a salué cette décision de l’OIF.
Selon lui, la Francophonie ne fait que constater la mascarade qui est en cours en Guinée. « C’est bien dommage que ça soit en ce moment précis parce qu’elle savait mieux que n’importe quelle institution, la situation qui prévalait dans le pays. Mais, mieux vaut tard que jamais. Sa décision vient de prouver une fois de plus qu’il ne s’agit pas en Guinée d’une élection, mais juste pour monsieur Alpha Condé d’une formalité pouvant lui permettre de faire aboutir son coup d’Etat(…).», a fait savoir le patron du FNDC.
Avant de conclure ses propos, il a appelé les guinéens à se mobiliser davantage contre ce qu’il qualifie de coup d’Etat du président Alpha Condé.
« C’était la dernière institution qui accompagnait jusque-là, la Guinée dans ce processus. Les Guinéens doivent se lever maintenant comme un seul homme pour faire face au coup d’Etat de monsieur Alpha Condé. On est arrivés à une situation où personne ne doit rester en marge, personne ne doit penser que c’est un autre qui doit faire le combat à sa place. Maintenant qu’il est unanimement établi, connu de tous que le peuple ne veut pas de ce coup d’Etat, monsieur Alpha Condé doit être mis hors d’état de nuire(…) », a conclu l’activiste de la société civile.
Daouda Yansané