
« Le jour du vote, faîtes tout pour que chaque bureau de vote soit sécurisé par 10 jeunes. Quiconque veut saccager les urnes le jour de l’élection, frappez-le. Nous voulons changer la constitution, c’est pour la parité entre les Hommes et les Femmes, mettre fin aux mariages précoces, permettre aux handicapées et les personnes âgées de se prendre en charge ».
Tenus à Faranah en marge d’une campagne pour la nouvelle constitution, ces propos du chef de l’Etat Pr Alpha Condé font la ‘‘une’’ sur les réseaux sociaux et des médias.
Comme à l’accoutumer, le Front National pour la défense de la constitution fustige l’attitude du président de la République.

Pour les activistes du FNDC, l’actuel locataire du palais sekhoutoureya est allé plus loin.
« Ce sont des déclarations irresponsables de la part d’un président de la République. Et nous rappelons qu’il n’est pas à sa première déclaration puisqu’en mars 2019, il a appelé à l’affrontement au siège de son parti. Donc, s’il vient aujourd’hui demander à ses militants de frapper des citoyens, ça veut dire tout simplement que le président Alpha Condé est dans la logique de créer le chaos en Guinée avant son départ du Pouvoir. Mais nous disons à nos militants et sympathisants de ne pas répondre à cette provocation du Chef de l’Etat et d’avoir à l’esprit que quiconque viole l’article 27 de la constitution doit dégager aussi du pouvoir », a réagi Ibrahima Diallo, chargé des opérations au sein du FNDC.
De poursuivre : « nous empêcherons le coup d’Etat constitutionnel. …Ça ne se fera pas dans la violence. Le jour du vote, vous ne verrez pas plus de 20 bureaux de vote où les citoyens sont alignés pour voter. Les gens vont carrément bouder les bureaux de vote. Nous y croyons. Monsieur Alpha Condé a appelé à l’affrontement. Nous n’appelons pas à la violence, par contre nous demandons à chaque citoyen qui est agressé de se défendre conformément aux Lois de la République ».
Thierno Amadou Oury BALDE