
Dans une récente interview qu’il a accordée à nos confrères de la radio nationale, Simon Henshaw, ambassadeur des USA en Guinée s’est exprimé sur la situation sociopolitique qui prévaut en guinée avec l’éclatement des mouvements de promotion et d’opposition au projet de changement constitutionnel dont la date du référendum est prévu le 1er mars 2020 avec les législatives.
Pour l’ambassadeur plénipotentiaire des Etats Unis d’Amérique l’idée d’adoption d’une nouvelle constitution relève de la souveraineté de chaque, mais cela doit se faire dans les règles de l’art avec l’implication de toutes les entités de la nation.
« En tant qu’Américain, nous comprenons que chaque pays souverain peut amender sa constitution pour refléter les changements dans le besoin de sa population. Il est crucial que cela se fasse dans un processus paisible et non violent qui reflète les volontés du peuple guinéen et que toutes les parties et les entités soient impliquées dans le processus d’amendement. Les Guinéens ont le droit de manifester pacifiquement mais, lorsque la violence s’ouvre, cela met tout le monde en danger. Il faut que les Guinéens puissent aller au travail, prendre soin des familles dans la paix. Il est important que chacun y compris les forces de sécurité et les manifestations de l’opposition, travaillent ensemble pour espérer que les gens puissent exprimer leurs opinions politiques dans la sûreté et la sécurité », a expliqué le diplomate américain en poste à Conakry.
Il a aussi demandé l’ouverture d’un dialogue franc et sincère entre les parties prenantes: « nous et d’autres partenaires internationaux travaillons pour encourager le dialogue, l’équité et la transparence dans le processus démocratique » .
Concernant le couplage des élections législatives et référendaires au 1er mars, il exhorte les citoyens de faire preuve de civisme : « nous encourageons le peuple à s’exprimer à travers le vote et à soutenir un processus électoral libre, équitable et transparent. Ceux qui veulent voter, doivent pouvoir le faire. Ceux qui ne veulent pas voter, doivent aussi pouvoir le faire ».
Thierno Amadou Oury BALDE