Le mis en cause

Alors que la situation continue de faire la ‘‘une’’ des réseaux sociaux,  le Brigadier Mamadou Lamarana Bah accusé d’avoir violenté une femme à Wanindara et de se servir d’elle comme bouclier donne sa version.

Même s’il présente ses excuses, l’agent de la CMIS numéro 3 d’Enco-5 n’a pas manqué de rejeter les faits.

D’après le mis en cause, son unité était en opération de maintien d’ordre le mercredi 29 janvier à Wanindara lorsqu’il a vu la dame Fatoumata Bah sortir d’une cour avec un sceau de cailloux. Voulant prendre la fuite après avoir vu les forces de sécurité, elle est tombée d’après l’agent pendant que des manifestants procédaient aux jets de pierres. C’est ainsi qu’il s’est dirigé vers elle pour la sauver des jets de pierre auxquels il n’a pas résisté d’après lui.

« Quand nous sommes rentrés dans le quartier après avoir poursuivi des jeunes à Wanindara qui nous ont callaissé, nous avons vu une dame sortir d’une cour avec un seau de cailloux.  Dès qu’elle a vu les policiers, elle est tombée et entre temps, les jeunes ont continué à jeter des cailloux. Je suis venu la soulever pour la sauver et quand elle est retombée, je l’ai pris pour la sauver encore, mais comme les jeunes continuaient à jeter les cailloux, je l’ai laissé pour me sauver. Nous étions au nombre de trois et j’étais le seul qui détenait la dame.  Je demande pardon et cela ne va jamais se répéter », a-t-il lancé devant la presse.

A rappeler que le ministère de la sécurité et de la protection a promis de servir pour éviter le pire dans les rangs des forces de maintien d’ordre.

Reste à savoir la nature de la sanction à infliger au Brigadier Mamadou Lamarana Bah, de la CMIS d’enco-5.

Thierno Aissata BALDE