femme victime

Traînée en marge d’une manifestation des opposants du troisième mandat et du referendum constitutionnel en haute banlieue de Conakry à Wanindara dans la commune de Ratoma,  la victime Fatoumata Bah  a raconté sa mésaventure. Elle confirme par voie de presse le traitement inhumain dont les agents de la police lui ont infligé en servant d’elle comme bouclier le mercredi 29 janvier lors de la manif du FNDC.

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« le fils d’une amie a été blessée par balle à Wanindara, Carrefour marché. Dès que j’ai appris la nouvelle, j’ai eu de la panique totale. J’ai tenté de la maîtriser, mais elle s’est enfuie. C’est ainsi que j’ai décidé de la suivre.

 

Une fois à Wanindara, des policiers, qui étaient cachés derrière une cour m’ont interpellée en me demandant où je vais. J’ai répondu que je vais à Cobaya. Ils m’ont demandé d’où je viens, je leur ai dit que je vais à l’hôpital.

L’un d’entre eux a ordonné qu’on m’arrête et de se servir de moi comme bouclier humain jusqu’à ce qu’ils puissent mettre aux arrêts des manifestants. Je leur ai dit que je n’ai rien fait, s’ils me font du mal, c’est de l’injustice. L’un des manifestants m’a reconnue et a dit que je suis la femme de son frère.

Des manifestants qui suivaient la scène se sont mobilisés pour tenter de me libérer. Les policiers ont tiré du gaz lacrymogène pour les disperser et m’ont trainée sur plusieurs mètres avant de me relâcher. Les policiers ont fui, les jeunes sont venus m’apporter de l’aide.

Les policiers m’ont trainée et blessée. Après ma libération, je me suis rendue à l’hôpital pour des soins. Vu que je ne suis pas morte, je remercie le Bon Dieu »

Thierno Amadou Oury BALDE