
Après le SLECG d’Aboubacar Soumah, c’est l’Ordre des Pharmaciens de Guinée qui emboîte le pas.
Le syndicat des pharmaciens compte aller en grève à compter du lundi 20 janvier prochain pour protester contre la pléthore des grossistes dans le secteur.
«La grève va du lundi 20 à mercredi 23 janvier 2020. Si on n’est pas entendu, alors on va durcir le ton et dérouler un autre calendrier qui sera encore plus dur. Ce problème date depuis le 27 mars 2019. A l’époque, nous avions demandé et obtenu lors dune d’une audience, l’accord du chef de l’État pour la limitation du nombre de sociétés grossistes qui évoluent en Guinée à trois (3). C’est cette pléthore qui fait qu’il y a un marché illicite. Donc, nous ne sommes pas très sûrs de la qualité des médicaments qu’on importe en Guinée. Or, il faut qu’on reste dans les normes de l’OMS c’est-à-dire trois à quatre sociétés grossistes. On a fait la proposition, mais c’est les cadres du ministère de la santé qui ne veulent pas regarder dans le même sens que nous. Sinon le Président est d’accord et même le premier ministre est d’avis. Le deuxième point de revendication c’est de rendre fonctionnel la brigade de surveillance médicrime », a indiqué chez nos confrères d’africaguinee.com, Dr Manizé Kolié Secrétaire général du syndicat des pharmaciens.
Plus loin, il accuse certains cadres du ministère de la santé de s’ impliquer dans cette affaire de grossistes : « ils ne veulent pas entendre parler de trois sociétés grossistes parce que le nombre de sociétés grossistes est un fond de commerce pour eux. Cela leur permet d’avoir jusqu’à 100 millions quand quelqu’un vient pour le visa. Actuellement nous avons 300 conteneurs de faux médicaments au port. Au moment où on était en train de faire l’évacuation des sociétés grossistes, il y a des cadres qui disent aux sociétés dont les licences sont abrogées d’importer ».
Thierno Aissata BALDE