
Les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution ont battu le pavé ce lundi à Conakry du rond-point de la tannerie jusqu’à l’esplanade du stade 28 septembre. Ils ont été accompagné par une foule immense toute hostile au projet de nouvelle constitution et du troisième
Comme un seul homme, les opposants au troisième mandat montent au créneau contre le pouvoir en place en donnant un ultimatum de six jours pour que le locataire de Sekhoureya renonce à son ambitieux projet, celui du changement constitutionnel.

Dans son allocution, Sekou Koundouno a invité les guinéens à faire des provisions pour une lutte qui pourrait être longue : « Citoyens salut ! Prêts pour le combat ! Prêts pour la résistance (….). Nous arrivons à terme de nos manifestations pacifiques. Monsieur Alpha Condé et son clan mafieux ont six jours pour renoncer à cette forfaiture. Ils ont six jours pour renoncer à cette imposture. Ils ont six jours pour revenir à de meilleurs sentiments. Sous l’autorité du coordinateur national, en l’occurrence Mr Abdourahmane Sanoh, des actions d’envergure sans précédant seront lancées à partir du 13 janvier 2020. Citoyens et citoyennes, apprêtez-vous pour le combat citoyen, on ne peut pas permettre à une minorité de faire de cette Guinée ce qu’elle veut dans l’illégalité. Il n’y aura pas de Référendum. Le référendum se passera sur nos cadavres. Il n’y en aura pas. Il n’y aura pas d’élections truquées. Nous empêcherons la tenue d’une quelconque élection truquée. Ce que je vais vous dire, sans délai, approvisionnez-vous ! Nous commencerons dès le 13 janvier. La résistance citoyenne, active et permanente, nous la montrerons ! Nous leur montrerons que cette Guinée, on la leur a confié, elle ne leur appartient pas. Nous leur montrerons que nous n’avons pas une malédiction divine. Nous leur montrerons à partir du 13 janvier… La police et la gendarmerie ont le choix d’être avec le peuple ou d’être avec Alpha Condé… ».
Pour sa part, Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC met en cause la légitimité du président Alpha Condé en passant à la vitesse supérieure pour dévoiler l’objectif de la manif du 13 janvier relative à l’enclenchement du départ d’Alpha Condé du pouvoir : « nous allons utiliser toutes les voies légales, tous les moyens que la Constitution nous donne pour le faire partir »
Thierno Amadou Oury BALDE