Aboubacar-SOUMAH-SLECG

« Les économies réalisées lors de l’assainissement du fichier serviront à améliorer la situation des enseignants, sans affecter l’indice salarial, conformément au protocole d’accord signé par le Gouvernement et les partenaires sociaux en janvier 2019 ».

Malgré cette annonce du chef de l’Etat lors de son adresse à la nation à l’occasion du nouvel an, le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) reste droit dans ses bottes.  Aboubacar Soumah, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est déterminé avec son organisation syndicale à aller en grève dans les prochains jours si leurs revendications ne sont pas satisfaites. Revendications relatives au rehaussement du salaire des enseignants à 8 millions de francs guinéens et l’intégration des contractuels à la fonction publique.

« A l’occasion du nouvel an tous les chefs d’Etat tiennent des discours pour s’adresser à leur population c’est normal. Nous estimons que  ce discours va dans ce sens. Pour ce qui concerne le volet de l’éducation, c’est un droit pour lui de prendre des dispositions, des mesures, d’envisager des projets pour l’éducation, mais tout ce qui est évoqué dedans a trouvé que nous, nous étions déjà dans une logique. Nous avons adressé une correspondance au gouvernement dans laquelle nous avons demandé deux points. Le premier, que le gouvernement nous fasse une proposition concrète sur les 8 millions que nous avons réclamé et à partir du budget national. Deuxièmement, nous avons demandé l’intégration des contractuels à la fonction publique. Nous avons bien indiqué dans la correspondance que cela doit être fait avant le 5 janvier 2020 »,  fait savoir Aboubacar Soumah.

Et d’ajouter : «  nous attendons une correspondance d’ici le 5 janvier. Si à cette date,  on n’a pas une correspondance d’ici là, nous allons nous retrouver pour prendre des dispositions qui s’imposent. C’est-à-dire voir la possibilité de faire recours aux moyens légaux que nous avons pour faire aboutir nos revendications. Nous tenons aux 8 millions, on a fait 3 mois de grève pour ces 8 millions, nos camarades sont morts pour ça, des familles sont déplacées à cause de ça. Donc vous voulez qu’on laisse tomber ça ? Non ! Aujourd’hui nous sommes le 2 janvier. Et jusqu’à présent on n’a pas reçu de correspondance. Le samedi 4 janvier nous allons tenir notre assemblée générale au cours de laquelle nous allons essayer de prendre des dispositions ».

Thierno Amadou Oury BALDE