
Dans un Communiqué conjoint du Système des Nations Unies, de la Délégation de l’Union européenne et des Ambassades des Etats-Unis et de France en République de Guinée, la communauté internationale exige que lumières soient faites sur les événements survenus en marge des funérailles des personnes tuées lors des manifestations du FNDC et ceux du 15 et 15 octobre dernier. Cela, pour sanctionner les auteurs et commanditaires des atrocités en Guinée.
« Les Missions du Système des Nations Unies, de la Délégation de l’Union européenne, des Etats-Unis et de la France en République de Guinée ont appris avec tristesse et consternation que les obsèques des personnes décédées lors des journées des 14 et 15 octobre dernier ont été endeuillées par de nouvelles victimes de violences. Les Missions citées seront attentives aux résultats des procédures judiciaires diligentées pour faire toute la lumière sur ces évènements (y compris les évènements des 14 et 15 octobre) et aux poursuites engagées vis-à-vis des responsables quels qu’ils soient. Elles invitent toutes les parties à la retenue, condamnent l’usage de la violence et tout acte de provocation, quels qu’en soient les auteurs. Elles exhortent les responsables à privilégier une gestion adaptée des manifestations publiques par les forces de l’ordre », peut-on lire dans le communiqué.
Plus loin, les dites Mission invitent au plus tôt à la reprise du dialogue entre tous les acteurs politiques dans un esprit de responsabilité et d’apaisement : « afin de préparer les prochaines échéances électorales sereinement, il est primordial de préserver les acquis de la Guinée à savoir, la paix, l’Etat de droit, le respect des droits de l’homme et des institutions démocratiques ».
Pour sa part, le gouvernement annonce l’ouverture d’une information judiciaire et promet de tirer l’affaire au clair. Il s’est fait entendre dans un communiqué lu par Amara Somparé, ministre de l’information et de la communication : « Le 04 novembre 2019, un cortège funèbre constitué par des partis politiques et le FNDC est parti de l’hôpital Sino-guinéen pour le cimetière de Bambéto. Il a été enregistré dans la même journée trois dépôts de corps dont deux venant de Wanindara et un de Koloma, tous les trois en dehors du cortège funèbre. Le Gouvernement guinéen profondément attristé par cette regrettable situation présente ses condoléances aux familles éplorées. Une information judiciaire a été ouverte par les autorités compétentes. Concernant l’utilisation des grenades lacrymogènes dans l’enceinte du cimetière et dans les concessions familiales, toute la lumière sera faite conformément aux lois en vigueur ».
Rapporté par Thierno Amadou Oury BALDE