FNDC

A la faveur d’une rencontre avec la presse, le 10 octobre, les femmes du FNDC (front national pour la défense de la constitution) ont publié une déclaration. Cette intervention fait suite à l’appel du FNDC en direction des Guinéens pour des manifestations de rue à partir du 14 octobre en vue de s’opposer à un éventuel troisième mandat d’Alpha Condé à la Présidence de la République.

Au cours de cette rencontre, la présidente du FNDC, Hadja Sarangbè Condé a déclaré que l’exercice du droit de manifester est un droit constitutionnel que nul ne peut s’arroser le droit de suspendre, à plus forte raison la supprimer. Elle en a profité pour appeler à la mobilisation de toutes les femmes.

« Nous invitons toutes les femmes éprises de valeurs démocratiques, de paix et de justice, et soucieuses de l’avenir de la Guinée, de ses fils et filles, à se mobiliser massivement pour manifester à partir du lundi 14 octobre pour la défense des acquis démocratiques chèrement conquis par le vaillant peuple de Guinée et ce sur toute l’étendue du territoire national », a-t-elle lancé.

 

Et d’ajouter : « Nous les femmes, source de vie humaine, nous sommes extrêmement sensibles à toute souffrance et perte en vies humaines, quelles que soient les circonstances dans lesquelles elles se produisent, surtout si c’est dans l’exercice d’un droit constitutionnel inaliénable ».

 

Pour cela, les femmes du FNDC par la voie de leur présidente, ont invité les  forces de sécurité « à s’inspirer du modèle algérien pour ne pas verser le sang de ce peuple en refusant d’exécuter des ordres manifestement illégaux ».

Mariama Conté