
Tout a commencé aux environs de 2 heures du matin dans la nuit du mercredi à jeudi, 19 septembre lorsque des assaillants ont fait irruption dans la cour du domicile privé de notre confrère Tamba Zackarie Millimono, l’un des co-animateurs de l’émission ‘‘les Grandes gueules” de la radio espace Fm.
Après avoir abattu le chien du journaliste, les délinquants armés jusqu’aux dents ont emporté avec eux deux motos.
Interrogé par son organe, la victime est revenu sur les faits : « tard la nuit, j’ai entendu des coups de fusil. Il faut savoir que je suis un peu habitué à ce genre de faits dans cette cour, ça fait 4 à 5 fois déjà que le chien nous a permis d’éviter le pire. Nous avons parfois tout juste touché à la porte, les malfrats ont pris la poudre d’escampette. Cette fois-ci, je croyais que c’était le même schéma. Le chien aboi avec insistance, mes frères et moi sortons pour voir ce qui arrive. Mais bien avant, mon frère aperçoit deux silhouettes dans un coin de la cour. J’ouvre donc le portail, je me dirige droit vers cet endroit pour voir ce qu’il en était, mon frère me suit, mais entre-temps, je vois deux hommes qui sortent du petit couloir qui sépare la clôture du bâtiment (…) l’un avec une arme, les bras tendus vers moi. Et à cause de l’obscurité, je n’ai pas pu identifier l’objet qu’il avait entre les mains, je ne pensais pas à une arme. Donc je m’avance, à deux mètres de lui, il y a mon chien qui sort et qui bondit sur le malfrat. Alors vous pouvez imaginer la suite, il retourne l’arme contre le chien et il tire. Alors je comprends que c’est particulièrement grave cette fois-ci. Mon chien tombe devant en voulant me sauver la vie. Je retourne donc dans la maison, je referme la porte, le braquage suit son cours parce qu’à l’intérieur de la cour, la famille avait disposé de motos pour faire quelques affaires. Ils réussissent à briser le grand portail de la cour à coups de canon, ils sortent 5 motos qu’ils mettent dans la rue, mais ils réussissent à en emporter deux parce qu’à côté de moi, un voisin va tirer avec une arme de fabrication traditionnelle et les bandits qui sont-là se dispersent. Ils emportent avec eux ma moto, celle que vous connaissez et une des motos neuves qu’on a acquises».
Si le journaliste Tamba Zackarie reconnait la difficulté d’établir un rapport de cette attaque avec son métier, il révèle que sa sécurité est menacée « je ne veux pas faire d’anticipation, je sais juste que ma vie a été menacée, ainsi que la vie des membres de ma famille parce que j’avais avec moi tous les neveux et mes belles sœurs avec leurs enfants… Je ne peux pas d’un coup tirer des conclusions et des corrélations entre mon métier et le braquage», a ajouté notre confrère avec un ton désespéré.
Rapporté par Thierno Aissata BALDE