Dr Dansa Kourouma

Le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne ne veut jouer aux manœuvres dilatoires. A travers son président Dr Dansa Kourouma, reçu ce mercredi, 18 septembre en compagnie de plusieurs autres responsables  à la primature, le CNOSCG  se démarque dans le cadre des consultations nationales.

Concernant  la date du 28 Décembre fixée par l’organe de gestion des élections en Guinée pour l’organisation des législatives, il ne voit pas un abus de pouvoir si tous les préalables sont  réunis.

«La CENI est la seule institution compétente pour donner une indication de date des élections, aucune autre entité ne peut se substituer à cela. C’est la constitution qui définit cette prérogative. Mais elle doit s’assurer que toutes les conditions matérielles,  techniques et financières sont réunies pour organiser des élections libres, transparentes et inclusives. Elle est la seule institution qui peut se prononcer sur ses capacités techniques pour la tenue de la date.  Ce n’est pas un parti politique ou une société civile qui peut parler à la place de la CENI», a tranché Dr Dansa Kourouma.

De même rassure le président du CNOSCG, « on n’est pas excité par des questions de date pour l’organisation des élections législatives ». Nous l’avons demandé a-t-il rappelé, depuis le 16 avril et on le réitère, parce qu’il faut que l’Assemblée Nationale soit légitime pour discuter de certaines questions de la nation. 

Sur le projet du référendum constitutionnel,  il confie aux hommes de médias que la position de son organisation dépendra de la réponse que le gouvernement va donner à ces  questions : « en quoi est-ce que ces consultations sont représentatives de l’opinion du peuple de Guinée ? Qu’est-ce qu’on reproche à l’ancienne constitution et qui porte préjudice au fonctionnement normal des institutions de l’État ? Quelles sont les bases juridiques pour parler de la nouvelle constitution ? Quel sera l’impact du changement constitutionnel sur les conditions à la fois politique, sociale et économique de la Guinée ? Quelle est la procédure d’élaboration d’une nouvelle constitution quand l’ancienne est en vigueur ? »

 «  C’est la réponse aux préoccupations des membres du CNOSCG qui nous permettra de prendre une décision sereine et on ne peut pas se prononcer sur une constitution qu’on n’a pas vue », a-t-il conclu.

Thierno Aissata BALDE