Me Salifou KEBE

A travers son président, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dément formellement l’existence d’électeurs fictifs dans le fichier électoral  et clarifie l’opinion que son institution n’a pas été saisie pour un quelconque référendum constitutionnel engageant la vie de la nation guinéenne .

A en croire Me Amadou Salifou Kébé, le rapport de l’audit réalisé sur le fichier fait état d’électeurs dont des données manquent par rapport aux empreintes : « ce n’est pas possible dans un fichier électoral. La notion d’électeurs fictifs, ça, il faudrait le chercher. Je n’ai pas eu connaissance, je ne sais pas comment cela se peut. Il y a des problèmes dans notre fichier, il y a des cas où des électeurs existent, on connait leurs noms, leurs professions, leurs quartiers et districts, il y a leurs photos, mais ils n’ont pas d’empreintes. Là, il y en a 1 500 000 à cause des différents déplacements de la base des données d’un système à un autre. C’est pourquoi l’auditeur a demandé à ce que nous ayons notre propre logiciel maintenant. Celui qui va venir, viendra s’adapter à notre logiciel ».

Pour bon nombre d’observateurs, les élections législatives pourraient bien entendues être couplées au référendum constitutionnel dont est porteur le parti pouvoir, le RPG arc-en-ciel. Mais le président de la CENI affirme sur mosaiqueguinee.com que son institution n’a jamais été saisie de cette question qui défraye la chronique en Guinée.

« Notre institution, n’a jamais été saisie par qui que ce soit pour une question de référendum. Elle n’a pas à l’être aussi. Dans la mesure où le référendum est inscrit dans nos lois. Si tel doit être le cas, tout le monde connait la procédure par laquelle il faut accéder au référendum. Nous organisons des élections et les référendums, mais c’est la loi qui est notre guide en la matière », a indiqué Me Amadou Salifou Kébé .

TAOB