Leaders du FNDC

Le Front National pour la Défense de la Constitution était en conclave ce jeudi, 30 mai 2019 pour tirer les conséquences de la sortie médiatique du premier ministre sur l’éventuel référendum constitutionnel dans la perspective d’une troisième mandature.

Les leaders du FNDC ont déploré le soutien du gouvernement de Kassory Fofana au projet de la nouvelle constitution. C’est pourquoi ces opposants au troisième mandat ont donné un ultimatum de 60 jours aux ministres de la république, pour se démarquer de la position du chef du gouvernement, en ce qui concerne le changement de la constitution.

Selon eux, Dr Ibrahima Kassory Fofana a rendu service au front national pour la défense de la constitution pour avoir engagé son gouvernement dans une manœuvre de tripatouillage de la constitution.

«  Nous donnons 60 jours à tous les ministres qui savent qu’ils ne sont pas pour une nouvelle constitution ou un troisième mandat, pour se déclarer et à faire valoir leur droit à la démission, comme l’a fait Me Cheick Sako. En tout état de cause, s’ils ne le font pas pendant ces 60 jours, nous allons considérer tous les ministres de la république comme étant les promoteurs d’un mandat à vie pour Alpha Condé. Et par conséquent, ils seront tous responsables des conséquences qui adviendront du fait d’un tel projet. Que cela soit clair », a déclaré Ibrahima Diallo, chargé des opérations du FNDC.

A l’en croire, le FNDC s’engage à porter à la connaissance du public la liste des promoteurs d’un troisième mandat : « nous étions dans une phase de rédaction d’un rapport préliminaire de la liste de tous les promoteurs du troisième mandat pour Alpha Condé. Donc, cette sortie nous a permis de finaliser ce rapport aujourd’hui et il est prêt à être publié ce vendredi 31 mai »,

En dehors de la publication de la liste, le FNDC compte saisir la CPI et d’autres instances internationales, a laissé entendre Sékou Koundouno : « Cette liste sera aussitôt transmise au niveau de la cour pénale internationale, dans sa section persécution de masse et crimes, afin que cette cour prenne acte (…). Parce que comme vous devez le savoir, nous sommes dans une démarche où un groupe de ‘’gangsters’’, est en train de renverser l’ordre constitutionnel dûment établi par le souverain peuple de Guinée ».

 

Thierno Amadou Oury BALDE