
Le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana a conféré ce mercredi 29 mai 2019 avec les hommes de médias dans un réceptif hôtelier de la place.
A l’occasion de cette conférence de presse portant sur l’an un de son gouvernement, l’actuel locataire du palais de la Colombe s’est exprimé sur la démission de Me Cheick Sako au poste de ministre d’Etat, ministre de la justice, garde des sceaux et le projet du referendum constitutionnel.
S’il dit avoir pris acte de la démission de Me Cheick Sako, le chef du gouvernement ne trouve pas de raisons suffisantes que personnelles du démissionnaire qui fonde sa lettre sur son opposition contre toute modification ou changement de la constitution en vigueur.
« Me Cheick Sako c’est mon ami, mais je ne suis pas d’accord avec lui. Même moi qui vous parle, je n’ai pas vu le document de la nouvelle Constitution à date en tant que chef de Gouvernement (…..). Je suis étonné de voir ça dans son papier (lettre de démission, ndlr), il a démissionné pour des raisons personnelles», a déclaré Dr Ibrahima Kassory Fofana .
Invoquant les insuffisances de l’actuelle constitution comme ‘‘l’ambigüité’’ de la fonction du Premier ministre sans compter les dispositions transitaires, le patron de la primature se montre favorable au projet de nouvelle constitution : « sur le référendum, je réponds doublement. Oui en tant que citoyen et oui en tant que Premier ministre ».
A ses détracteurs, le chef du gouvernement dira qu’il préfère l’impopularité à l’irresponsabilité pour paraphraser une citation de Georges Pompidou : « Devant l’immensité des défis et les attentes pressantes des populations, il y a un choix devant lequel je n’hésiterai jamais. C’est celui de rester dans le confort de l’inaction ou de courir le risque de s’exposer aux nombreuses hostilités. Comme Georges Pompidou, je préfère l’impopularité à l’irresponsabilité (…). On a vu dans l’histoire, combien il est impossible parfois de rattraper les erreurs liées à l’hésitation, l’irresponsabilité des dirigeants pendant des heures graves de la vie de la nation ».
Sur ce, le chef du gouvernement a invité toutes les couches sociales a renforcé le du dialogue social longtemps mis dans les oubliettes : « On ne peut s’attendre qu’a une amélioration des conditions sociales et économiques du pays. C’est pourquoi, j’invite les Guinéens à se donner la main afin qu’ensemble on construise le dialogue social. Parce que sans dialogue social, il n’y pas de paix sociale ».
Thierno Amadou Oury BALDE