Le SNE (syndicat national de l’éducation) vient de montrer son vrai visage en donnant raison à ceux qui présumaient qu’il a été créé avec l’aide du gouvernement pour contrecarrer les actions du SLECG d’Aboubacar Soumah. Dans un entretien accordé à nos confrères de Guinée Matin, en effet, le secrétaire général du SNE, Michel Pépé Balamou, n’a pas été du tout tendre avec le syndicat de l’Education à l’origine de la grève qui retarde le démarrage effectif des cours dans les écoles. Pour lui, l’attitude du SLECG est beaucoup plus politicienne que syndicale. Il demande aux enseignants de bouder son mot d’ordre de grève.
« Mon mot de la fin est d’exhorter les enseignants à un sens beaucoup plus républicain et de penser que les revendications syndicales ne sont pas un affront que l’on lance. Mais, c’est une persuasion. Et, la persuasion consiste à mettre la pression sur l’Etat. La grève n’est que la phase ultime d’une revendication syndicale et de penser aux pauvres enfants. Parce que, ceux qui sont commis de l’Etat aujourd’hui n’ont pas leurs enfants dans nos différentes écoles. Leurs enfants étudient à l’extérieur et dans les écoles françaises en Guinée. Donc, nous ne faisons pas du tort à l’Etat, au gouvernement. Mais, on fait du tort aux pauvres citoyens qui se battent à longueur de journée pour trouver le quotidien pour leurs enfants », a martelé le secrétaire général du SNE.
HC