Flash-Info

TPI de Kaloum: Deux femmes à la barre pour vol et complicité de vol

Emblème de la justice

Il s’agit de M’mah Soumah, veuve et mère de huit (8) enfants et Kadiatou Sylla, divorcée et mère de cinq (5) enfants.

Poursuivie pour vol et complicité de vol, les deux prévenues ont été entendues le mercredi 04 avril 2018 au Tribunal de Première Instance de Kaloum pour des faits qui remontent le22 mars dernier lorsqu’elles ont commis la soustraction frauduleuse de plusieurs objets dans une boutique au préjudice de Mme Koudou N’Djone.

Reconnaissant les faits, M’mah soumah dira que « c’est vrai qu’on est venu s’introduire dans la boutique et on a volé des pantalons ».

« Quand nous prenons les habits, c’est kadiatou Sylla qui les garde dans son sac. Nous avions commencé à opérer à Madina avant d’être prises», a-t-elle expliqué avec des larmes aux yeux.

Face aux questions de l’avocat qui s’est constitué pour leur défense, elle dit avoir regretté son acte et a demandé la clémence du tribunal : « je ne vais pris reprendre. Actuellement, ma mère qui s’occupait de mes enfants est morte sans que je ne puisse assister à son enterrement. Dieu ne me pardonnera pour ça (…) ».

Ayant voulu nié les faits au départ, Kadiatou Sylla a reconnu le rôle qu’elle  a joué dans la commission de l’infraction en ces termes : « c’est M’mah Cissé qui m’a mis en contact avec M’mah Soumah. Alors, On était ensemble à Madina. Quand elles volent les habits, moi je les mets dans le sac. Je reconnais les faits parce que c’est moi qui dissimulait les objets volés ».

« Je ne vais plus réfère cet acte de dissimulation d’objets ne m’appartenant pas », a-t-il ajouté.

D’après le procureur, Kadiatou Sylla aurait changé d’identité lors de son interrogatoire à la Direction de la police judiciaire. Ce qui veut dire d’après lui que l’attitude de cette prévenue n’est pas surprenante au tribunal de nier les faits.

Pour renchérir, l’empereur des poursuites estime que sans la complicité de cette dernière qui dissimulait les objets volés, il n’aurait pas eu d’infraction.

En revanche, celle-ci affirme avoir été arrachée de son sac avec son contenu lorsqu’elles ont été poursuivies par la clameur publique.

Dans sa version, la plaignante Koudou N’Djone a rapporté à la juridiction ses explications sur ces mots : «  un jour, M’mah Soumah est venue dans ma boutique avec une fille. Elles ont volé un pantalon. Elles avaient fait semblant d’acheter en me trompant. Par après, je me suis rendue compte qu’un pantalon manquait, mais j’ai laissé à Dieu comme elles avaient pris la fuite ».

La deuxième a indiqué la victime, «  elles étaient venues à trois s’introduire  dans la boutique, mais j’avais reconnu M’mah Soumah sans rien dire. A près, celle-ci me demande le prix d’une paire de chaussure, mais on s’est pas compris. Elle me demande aussi qu’elle veut un pantalon. Entre temps, elle remet les cinq pantalons qu’elle tenait en mains à Cissé qui a manœuvré pour les mettre entre ses jambes. Après leur départ, ma sœur m’a interpellé et soudainement je suis sortie pour les rechercher. C’est ainsi que j’ai mis mains sur elles et j’ai retiré les pantalons en les laissant ».

« Arrivée à la boutique, j’ai expliqué à ma sœur ce qui s’est passé et elle me dit de les arrêter et les poursuivre. Je suis allé une nouvelle fois à leur recherche, elles se sont précipitées pour rentrer dans une cours et après j’ai appelée la DPJ, mais après vérification je n’ai pas retrouvé ma perique », a martelé la partie civile qui a réclamé la valeur monétaire de son objet qui selon elle coute 3.400.000 GNF.

« J’ai pris les pantalons et non la perique. Je veux qu’on me rembourse son prix », a dit la victime qui répondait au procureur.

Devant l’avocat de la défense, elle dit avoir pardonné sous réserve qu’on la restitue le prix de la perique.

Ainsi dans ses réquisitions, le ministère public représenté par Abdoulaye I Kpogomou a demandé au tribunal de retenir les prévenues dans les liens de la culpabilité  pour vol et complicité de vol conformément à l’article 373 du code pénal.

Pour la répression, il requiert leur condamnation à la peine de 500.000 GNF et au remboursement de 3.500. 000 GNF à la partie civile pour compenser le prix de la perique.

De son côté, la défense estime que ses clientes sont en faute : « Nous reconnaissons les faits pour lesquels mes clientes sont devant vous. Dire qu’elles ne sont pas à leur première opération, je pense que cette thèse n’est pas tenable devant votre tribunal M. le président. Mes clientes ont été largement punies comme elles ont été privées de leur famille et de leurs enfants. Elles promettent de s’engager dans une nouvelle dynamique citoyenne et à ne plus reprendre ».

« Je demande la clémence du tribunal comme la partie civile a pardonné », a plaidé l’avocat.

Finalement, le tribunal a renvoyé le dossier au 18 avril prochain pour délibérer.

Thierno Amadou Oury BALDE

628 445 199 / 666 200 234

Facebook Comments

128total visits.

Leave a Response

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


*