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Session du comité de suivi de l’accord politique : Bouréma Condé croit à un compris alors que la classe politique diverge

Le comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 a ténu sa 21ème  session le lundi 16 avril 2018  sous la présidence de Bourema Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation.

Alors que le président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle le RPG arc-en-ciel, a fait une sorite médiatique annonçant un compromis entre la mouvance et l’opposition sur l’installation des maires dans les communes où il n’ya pas eu de contestation,  les partisans de l’UFDG s’inscrivent en faux.

Mais d’après ces derniers,  le président du comité de suivi a bel et bien exprimé  ce souhait en proposant la création d’un comité de réflexion paritaire pour trouver de solutions au niveau des circonscriptions électorales contestées.

« Cette proposition a été soutenue par la mouvance, mais elle a été tout de suite rejetée à la fois par l’UFR et par l’UFDG qui étaient dans la salle. La déclaration de monsieur Damaro laissant croire qu’il y aurait eu une entente à l’unanimité pour l’installation des conseils communaux dans lesquels il n’y a pas de contentieux est totalement fausse, tendancieuse et mensongère. Cela n’a jamais été le cas. On  est ressorti dans cette salle sans avoir trouvé quelque consensus que ce soit par rapport au problème. Ce qui a été retenu, après que le ministre Bouréma Condé ait lu les différents griefs des partis politiques, on a mis en place une commission pour parvenir à une solution. Mais en aucun cas, l’unanimité ne s’est dégagée pour l’installation des conseillers communaux dans lesquels il n’y a pas de contentieux », a expliqué le conseiller politique de Cellou Dalein Diallo.

Au cours de cette 21ème session du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016, le ministre  Bourema Condé n’a pas manqué d’exprimer ses sentiments.

« Comme il a été recommandé la semaine dernière, les différentes plaintes des différents partis politiques en compétition,  ont été condensés aujourd’hui. Une fois que le dossier purgé juridiquement, une fois que les résultats sont proclamés par la CENI, quand le dossier est remis au comité de suivi du dialogue pour solution, il faut qu’on soit clair, il ne s’agira plus alors d’un procès mais plutôt que nous nous entendions, qu’on parte en négociation entre les différentes parties plaignantes. C’est dans notre volonté de consolider cette approche que les débats d’aujourd’hui sont inscrits. Nous avons salué la disponibilité de la mouvance présidentielle, de l’opposition républicaine et de l’UFR à aller dans cette direction », a déclaré le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation.

Toutefois, le président du comité de suivi a demandé aux parties prenantes au dialogue de voir l’intérêt supérieur de la nation à travers les tractations : « nous allons travailler de façon restreinte à certains niveaux. Nous avons simplement demandé de voir au-dessus des intérêts politiciens, notre pays la Guinée. De voir ce que valent la paix, la quiétude sociale et la sérénité pour le peuple de Guinée. Nous avons été clairs dans les débats, personne n’est gagnant dans les troubles, mais tout le monde est gagnant quand il y a la paix. Nous pensons que cette vérité doit être leitmotive pour les uns et les autres ».

« J’ai espoir que nous trouverons la solution non pas sous forme juridique qui ne saurait jamais être discutée dans le cadre de comité de suivi d’un dialogue et, non plus les arrêts de la CENI. Mais quand il y a solution à trouver que les guinéenne comprennent que cette fois-ci, il s’agit d’un autre volet qui s’appelle la négociation pour la paix et le bonheur des guinéens», a-t-il rassuré.

Thierno Amadou Oury BALDE

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