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Procès Ibrahima Sory Camara : Les avocats de la partie civile et la défense à couteau tiré !

Tribunal de première Instance de Mafanco

Le Pribunal de Première Instance de Mafanco (Conakry3) a entendu le jeudi 29 mars 2018, le jeune Ibrahima Sory Camara, poursuivi pour outrage, injures et diffamation à l’encontre du chef de l’Etat.

A la barre, le prévenu a nie en bloc les délits qui lui sont reprochés. Après des heures débats, le tribunal a renvoyé l’affaire au 3 avril prochain pour la suite des débats et des plaidoiries et réquisitions.
Après ce renvoi, les avocats des deux camps ont exprimé leurs sentiments.

Au nom du collectif des avocats de la défense, Me Salifou  Béavogui s’est réjouit de la tenue du procès dans cette affaire.

« Il faut se réjouir que le procès ait eu lieu, que les débats soient ouverts dans cette affaire. Surtout que notre client a beaucoup de choses à dire pour démontrer son innocence. Nous-mêmes, les avocats, nous avons beaucoup de preuves pour l’innocenter. Monsieur le procureur a sollicité le report de l’audience pour une question de sécurité. Nous de la défense, avons sollicité la remise en liberté de monsieur Ibrahima Sory Camara en raison du fait que sa détention n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité. Le tribunal a décidé de le maintenir en prison… nous restons sereins, confiant, courageux, derrière les principes et la loi. Nous pensons qu’au bout du rouleau, notre client sera relaxé purement et simplement dans cette affaire », a-t-il dit.
Du côté de la partie civile, Me Lanceï 3 Doumbouya a dit : « nous avons l’espoir parce que nous estimons que le droit va triompher ».

«  Comme vous le savez, il s’agit de faits précis qui sont déférés devant ce tribunal, des faits d’outrage, d’injures et de diffamation à l’encontre du chef de l’Etat. Nous apporterons la preuve que les déclarations imputées au chef de l’Etat ne sont pas du tout établies, les propos ont été simplement tenus pour non seulement ternir son image, mais également pour créer la panique au sein de la société. C’est dommage qu’une autre orientation soit donnée au débat. L e tribunal a tenu compte des exigences de la sérénité en renvoyant le dossier à la suite des observations présentées par le ministère public ».
Daouda Yansané

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