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Meurtre des manifestants : Le ministre de la justice prend son bâton de pèlerin et tient de promesses aux justiciables  

Me Cheick Sacko devant les femmes de l’opposition

« Il faut que dans ce pays, on dépasse les clivages politiques. En tant que ministre de la justice, je suis dans mon pays pour  appliquer la loi à l’encontre de quiconque de vos partisans et de la majorité. Concernant votre requête, je vous répondrai par écrit sur tous les cas.  Chaque fois qu’il y a eu mort d’hommes, d’enfants, de femmes dans notre pays au niveau judiciaire, cela a été dit avec force, il y a une information qui a été ouverte ».

Cet engagement est pris par le ministre guinéen de la justice, garde des sceaux à l’égard des femmes de l’opposition qui étaient devant lui le mercredi 28 mars 2018, pour exiger que lumière soit faite sur l’assassinat des 94 personnes en marge des manifestations politiques depuis 2011.

Ayant un mémorandum des mains des manifestantes qui scandaient ‘‘ justice pour nos morts’’, Me Cheick Sacko  promet de se pencher sur leur préoccupation et par conséquent de les répondre par écrit avec un tableau des procédures judiciaires pendantes devant les tribunaux de Dixinn et Mafanco concernant les cas d’assassinats.

Alors que l’opposition accuse la justice guinéenne d’être caractérisée par la lenteur, voir l’inertie dans le traitement des dossiers, l’ancien avocat au barreau de Montpellier dira que la classe politique se dupe.

« Ceux qui disent que la justice ne fait rien dans notre pays on va leur démontrer le contraire. On me dit que certains dossiers dorment, c’est vrai mais vous n’avez pas de preuves qu’un dossier d’assassinat n’a pas été ouvert. Il faut que dans notre pays, qu’ont pointent  du doigt ceux qui sont coupables. La lenteur existe dans tous les pays du monde. On saura vous démontrer que la justice fait son travail malgré que les procédures sont pendantes devant nos tribunaux », a déclaré par voie de presse Me Cheick Sacko.

Pour prouver que la justice n’est de la proie aux yeux , le garde des sceaux donne l’exemple du jugement du capitaine de police Kaly Diallo, accusé d’avoir tué Thierno Hamidou Diallo, qui était au balcon en 2014 à Bambéto lors d’une manif de l’opposition.

Sur ce, le chef du département de la justice, garde des Sceaux a rassuré les manifestantes ainsi qu’à tous les justiciables  à œuvrer pour que force reste à la loi. Cela pour bâtir un Etat de droit dit-on.

«  Il y a rien à cacher. En revanche, il y a une lenteur voir une lenteur excessive  comme dans toutes les justices du monde. Mais en tant que citoyen et ministre de la justice, tout ce que vous avez dit, il y a une vérité. Dites à vos avocats d’aller dans nos juridictions (…)  Donc ne dites pas que la justice dort dans ce pays. Personne n’est au-dessus de la loi », a affirmé le ministre Me Cheick Sacko.

Merci de suivre cette vidéo venant de nos confrères d’Africa Guinée.

Thierno Amadou oury BALDE

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