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Enseignement supérieur : les cris de cœur d’un citoyen autour de la subvention des universités privées!

Idrissa Diallo

Ensemble, examinons le système de gestion de nos ressources par l’Etat.

L’enseignement privé, une partie où l’Etat dépense de plus au profil d’un mauvais résultat. Les subventions se font parfois comme un deal entre les fondateurs des universités privées, ses recteurs et bien-sûr une grande partie des membres du gouvernement notamment ceux chargés de l’enseignement supérieur.

Parlant des universités privées en Guinée, on a souvent qu’une impression “Etudiants corrupteurs et enseignants corrompus».

Ne caressons pas la bête au sens du poile, donc voyons les faits et ses conséquences : Parlant d’une université c’est faire preuve d’une infrastructure digne, c’est à dire des bâtiments qui répondent aux normes internationales, une bibliothèque livresque et virtuelle, une fontaine, un espace vert, un campus universitaire, un effectif d’enseignants chercheurs capables de faire des publications dans les revues scientifiques, un environnement favorable à la compréhension etc…

Ainsi, aucune université privée ne répond à ces critères, tous les bâtiments ressemblent à un pâturage ou une porcherie, aucune infrastructure, seule l’université Kofi à un petit espace, les autres sont dignes d’une boîte de nuit ou motels, enseignants chercheurs n’existent même pas. Tous les professeurs continuent à plagier les recherches des pays occidentaux. Les notes se vendent dans plusieurs universités et parfois les filles se prostituent avec leurs professeurs pour valider une matière. Le mot couramment utilisé dans ces universités est: man, que le professeur ne viendra pas !

Voici les virements fait naïvement dans les comptes en banques des fondateurs des universités privées de 2011-2016:
Les crédits accordés à l’enseignement supérieur d’une manière générale de 2011 à 2016 sont estimés à milles sept cent soixante milliards ( 1 757 024 514 300 GNF ) en moyenne du point de vu exécution du budget, et un montant estimé à deux cent soixante trois milliards ( 263 101 167 700 GNF ) en moyenne a été payé au bénéfice des instituts et universités privées avec un taux de réalisation en moyenne de 25%.
Rappelons que la guinée compte 15 universités et instituts d’enseignement supérieur publics et 48 institutions d’enseignement supérieur privées subventionnées, soit un total de 63 jusqu’en 2016.

Entre 2015 et 2016 le montant payé aux Instituts et Universités Privées représente respectivement un pourcentage estimé 296,04% et 223,77% de celui des Publiques. Les subventions accordées aux Privées ont nettement évoluées et ont excédées ceux du publiques à partir de 2014.
Maintenant que nous sommes bien situés, voyons ainsi les acquis de chaque université privée.
Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises en Guinée à été subventionné de 2011-2016 une somme égale à un milliard trois cents millions francs guinéens (1 266 473 216 gnf).
Institut supérieur d’information et de communication: 13 471 953 621 GNF
Université Kofi Annan: 387 056 150 000 GNF
Université Mercure internat: 27 731 800 000 GNF
Collège et université de guinée: 75 976 200 000 GNF
Université Nelson Mandela: 12 697 100 000 GNF
Institut sup. d’info et Mangement: 14 039 800 000 GNF
Université René Levesque: 9 603 900 000 GNF
Université général Lansana Conte: 58 935 925 000 GNF
Université la source: 81 342 925 000 GNF
Institut Nat. Sup. d’enseignement. Tech: 12 723 250 000 GNF
Université de développement et de Communication: 34 409 400 000 GNF
Institut Itinérant de formation et Prévision: 3 856 512 000 GNF
Université Nongo de Conakry: 180 946 350 000 GNF
Université ALEAMR: 2 526 600 000 GNF
Université Amadou dieng: 106 288 675 000 GNF
Université TITI Camara: 167 909 950 000 GNF
Université Cheick Modibo: 23 249 750 000 GNF
Université le Prince de Conakry: 16 250 700 000 GNF
Université Mahatma Grandi: 74 895 525 000 GNF
Université Libre de guinée: 35 635 325 000 GNF
Université Roi Hassan IIî: 11 063 200 000 GNF
Institut université. haute Etudes de guinée: 25 889 400 000 GNF
Université de guinée: 1 730 400 000 GNF
Université Thermo Amadou Diallo: 15 532 100 000 GNF
Université Victor Hugo: 7 526 450 000 GNF
Université El hadj bemba Touré: 29 498 200 000 GNF
Ecole supérieur de gestion: 448 575 000 GNF
Institut d’Etudes et gestion: 279 425 000 GNF
Université Avicenne: 4 369 650 000 GNF
Institut de Management, d’Etudes Eco et Commerce: 3 009 900 000 GNF
Université Thierno Macka Barry: 3 544 750 000 GNF
Université Cotho. De l’Afrique de l’ouest: 8 970 250 000 GNF
Ecole sup. d’information et de gestion: 810 650 000 GNF
Institut.sup. professionnel de formation a distance Plekhanov: 174 075 000 GNF
Ecole sup. de Tourisme et d’hostellerie: 47 550 942 642 GNF
Institut de Bâtiment et Travaux Publique: 120 000 000 GNF
Institut supérieur d’information et d’ingénierie Galilée: 520 000 000 GNF
Institut d’Etudes et de gestion Fayol plus: 412 150 000 GNF
Université Barak Obama: 55 370 575 000 GNF
Université simbaya: 9 504 500 000 GNF
Université wilfrey Oprah guinée: 7 100 550 000 GNF
Université soudjata Keïta: 420 600 000 GNF
Université d’ingénierie de Yataya: 2 166 000 000 GNF
Institut de Management, d’Etudes Economiques et Comptables: 486 000 000 GNF
Université des Secs et Techniques la part de Dieu de Kissidougou: 870 400 000 GNF
UniversitéBambokebafadiga: 424 000 000 GNF

TOTAL DES CUMULS: 1 578 607 006 479 GNF
Nous avons de quoi avoir peur et de quoi nous devons nous inquiéter, car l’avenir des enfants de ce beau pays est piétiné.
D’après mes conseillers architectes et ingénieurs, les mille cinq cent quatre-vingt milliards pouvaient rénover toutes les universités publiques, les équiper et surtout construire trente neuf autres universités dont chacune 3000 salles de classe et au moins 57 laboratoires pour les étudiants.

Ailleurs cette somme astronomique pouvait irriguer 17 000 hectares de terres pouvant nourrir à suffisance 65 millions d’âmes soit sept pays d’Afrique de l’ouest.
Également cette somme pourrait réhabiliter toutes les ruelles de la ville. L’ETAT pouvait construire cinq stades internationaux de normes Fifa, ou construire pour chaque région administrative une maison de conserve de la récolte des populations de cette zone et mettre surtout en place des usines de transformations de leurs récoltes ou tout simplement créer 40 000 emplois pour lutter efficacement contre le chômage, véritable démon de la jeunesse.

Bref l’Etat a fait preuve de sa routine, c’est à dire l’inefficacité, manque d’organisation et de bonnes gestion des ressources de la nation, l’octroi des contrats pharaoniques dans l’obscurité à des bailleurs de fonds ou firmes et multinationales étrangères, castration des mentalités, mauvais traitements de leurs peuples, mutation des voyous à des postes stratégiques, faire la promotion de la médiocrité et enfin maintenir le peuple dans une torpeur millénaire ou coma profond !!!
Idrissa Mamadou Diallo, jeune activiste révolutionnaire 

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