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Conakry: L’Autoroute Fidèle Castro Ruz, un véritable casse-tête !

 

Hormis les périodes de grève et de manifestations de rue de l’opposition, l’autoroute Fidèle Castro Ruz ne reflète plus aux aspirations pour lesquelles les autorités de la république lui collé ce pseudonyme. Pourtant, l’homme de qui il a hérité ce nom, est resté un mécène durant toute sa vie politique à Cuba. Il était humble et généreux.

 

Mais, notre autoroute appelée par certains ‘’axe des cafres’’ n’est plus praticable que lorsqu’on possède beaucoup de sous. Du fait que tous les tronçons que compose cette autoroute sont purement et simplement charcutés par des taximan véreux qui la pratiquent.

 

De Dabompa à Kaloum, perdez out votre temps pour attendre un muni-bus. Mais si vous vous embarquez à bord d’un des taxis sales et mal fichus, vous risquerez de payer  les frais du malheur. Puisque depuis Dabompa, le taximètre indiquera Tombolia, comme destination.

 

A Tombolia, il va s’orienter sur le quartier ENTA. A ce niveau, le malheureux tente de joindre Kissosso. Là encore, il va se proposer d’aller à Sangoya. Entre Sangoya et le marché Matoto, l’infortuné tchatche entre les troisième et première portes.

 

Voilà autant de bêtises que les usagers de et axe sont confrontés chaque jour que Dieu fait.

 

Mais le pire de tout çà, c’est la multiplicité des transporteurs de personnes qui impliquent même les véhicules particuliers ou publics de l’Etat. Et le mutisme complet ou complice des autorités syndicales.  Comme si nous sommes dans une jungle où la loi du plus fort reste la meilleure.

 

En attendant que cette autorité sourde-muette parvienne  à défendre les aspirations profondes en procédant à une réglementation stricte de la route, nombreux sont ces usagers de l’axe Dabompa-Aéroport à tirer le diable par la queue. Puisque, trop, c’est trop !

 

A défaut d’une réglementation, le phénomène de magouille à grande échelle va gangréner toute la circulation de la capitale Conakry. Où il n’y a aucun moyen de transport urbain de personne. Sauf les quelques bus des services de l’administration publique.

 

Bien que l’État ne crée d’emplois, mais il nécessairement favoriser la création d’emplois. Pour cela, un contrat de transport urbain de personnes doit également signé par nos opérateurs économiques. En lieu et place de nous proposer des denrées avariées à des coûts exorbitants.

 

Tout près de nous en Côte d’Ivoire, la SOTRA (Société des Transports  Abidjanais) est une société de droit ivoirien, mais dirigée par une structure mixte. Ce qui explique la rigueur qui existe autour de cette société.

 

C’est justement des cadres de cette société qui avaient voulu nous appuyer à travers leurs expériences multi-décennales de transports terrestres quand nous avions les 100 bus de la SOGUITRANS (Société Guinéenne des Transports). Mais hélas ! À cause de son caractère pervers, les cadres de Conakry ont rejeté tout apport dans ce domaine. Au jour d’aujourd’hui,  ces 100 bus ont tous été bradés aux ferrailleurs de la place pour en faire des fourneaux. L’histoire de Conakry-Express n’est pas encore loin des mémoires.

 

Pour l’heure, il faudrait que chaque citoyen prenne ses responsabilités en mettant frein à cette avanie qui nous assaille tous. Sinon, ces taximètres titulaires et clandos et nous-mêmes favoriseront la fraude fiscale. Car, aucun des détenteurs de ces engins ne s’acquittent normalement de ces redevances en faveur de l‘État.

 

En tout état de cause, le phénomène de charcutage des tronçons de l’autoroute est désormais exagéré. Et qu’il faut stopper maintenant.

 

La Rédaction

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