Flash-Info

« (….) Ce n’est pas exclu qu’on demande le départ de Monsieur Alpha Condé », menace le chef de file de l’opposition.

Après sa marche pacifique du 02 Août qui a connu la forte mobilisation des citoyens venus de partout dans les différentes communes de la capitale guinéenne, l’opposition Républicaine veut continuer la lutte jusqu’à la satisfaction des ses points de revendication.

Même si elle suspend temporairement ses marches pour faciliter le départ des pèlerins guinéens pour la Mecque, l’opposition  guinéenne réunie autour de son chef de son file, se montre déterminer et à engager à poursuivre le combat.

Dans une interview accordée à notre rédaction,  Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition  exige l’application intégrale des dispositions de l’accord du 12 octobre dernier, le respect des lois de la République et la mise en place de la Haute Cour de Justice. A défaut, nous confie-t-il, ‘‘l’opposition demandera le départ d’Alpha Condé du pouvoir’’.

Il répond aux questions de l’un des reporters de votre quotidien en ligne www.affichesguineennes.com suivez……..

A la suite de votre marche pacifique du 02 Août, l’opposition se dit toujours prête à continuer la lutte jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

 Est-ce qu’aujourd’hui vous n’êtes pas entrain de nier certains acquis obtenus dans l’application de l’accord du 12 octobre dernier ?

Le code électoral dont on parle, n’a été promulgué que huit mois après la date qui avait été prévue, on ne peut pas avancer comme ça.

Donc, lorsque certains disent qu’il ya de progrès, il n’ya pas de progrès.

Nous protestons contre le retard de l’application et personne ne peut nous dire qu’il ya de retard.

Il n’ya aucune diligence qui a été apportée à l’application des dispositions contenues dans l’accord.

Donc, je suis satisfait de la manifestation (Marche du 02 Août ndrl), je sens que les guinéens sont près à prendre leur responsabilité et à exiger le respect de nos lois et l’application des accords politiques.

Je félicite aussi les forces de l’ordre comme je l’ai dit nous ont laissé gérer nous-mêmes le maintien d’ordre avec nos hommes, et surtout avec les participants qui ont observé rigoureusement les consignes données par les directions des partis politiques.

Au cours de votre marche monsieur le chef de file, nous avions aperçu la présence du chargé de la communication du Bloc Liberal alors que le Front pour l’Alternance Démocratique auquel relève son parti désapprouve votre manifestation.  Faut-il dire qu’Aliou Bah est venu apporter son soutien au nom du BL ou pas ?

Il faut lui poser la question.

Seulement j’ai vu Aliou Bah, puisse que c’est de lui que vous parlez, participer à la  marche. Il a dit qu’il se retrouve dans le mot d’ordre qui a été lancé. Mais c’est à lui de répondre à cette question.

Pouvez-vous miser sur le rapprochement du BL ?

Je pense que nous sommes dans une dynamique de rapprochement, voir du retour du BL, Bloc Liberal au sein de l’Opposition Républicaine.

Le collectif des victimes de pillages menaces aussi de descendre dans la rue et de l’autre côté on apprend par voie de presse, la création d’un Fond d’indemnisation des victimes dans la loi de finance 2017, qu’en dites vous ?

Je note un manque de volonté politique d’indemniser les victimes de pillages même si dans l’accord politique du 12 Octobre, c’est clairement dit que le gouvernement s’engage à indemniser ceux dont les biens ont été pillés, parce qu’ils étaient présumés être des militants ou sympathisants de l’UFDG.

Ils disent qu’ils ont prévus un fond d’indemnisation, mais à l’Assemblée nationale, on n’a pas  eu le détail des dépenses communes.

Il ya un montant non négligeable qui est écrit dans les dépenses communes, et  ils ont dit que l’indemnisation serait éligible à ce niveau. Mais, on s’était mis d’accord dans le cadre de la cette disposition, de créer deux (2) fond. C’est à dire un fond pour l’indemnisation des vies perdues et un fond pour l’indemnisation des biens pillés ou saccagés.

Quels appels avez-vous à lancer à l’endroit des pouvoirs publics ?

Je les exhorte et les encourage à appliquer les dispositions de l’accord.

La parole donnée doit être respectée, les contrats doivent être respectés y compris la loi.

La discorde provient du fait que Monsieur Alpha Condé ne respecte pas jamais les engagements qu’il prend.

Nous l’exhortons encore à prendre vraiment des dispositions pour diligenter l’application de l’ensemble des points de l’accord.

Nous avons besoin des élections locales, nous avons besoin que l’appel d’offre pour le recrutement du cabinet chargé de l’audit du fichier électoral, nous avons besoin que la Haute Cour de Justice soit mise en place et nous avons besoin que des enquêtes sérieuses soient menées pour savoir qui a tué nos militants alors qu’ils exerçaient un droit constitutionnel.

Nous voulons que l’indemnisation des victimes qui avait été acceptée par le gouvernement dans le cadre de l’apaisement souhaité des cœurs de ces personnes ait lieu.

Si toutefois ces appels ne tombent dans de bonnes oreilles en dépit des manifestations en cascade que vous envisagées, à quoi pouvons-nous nous attendre éventuellement ?

Ecoutez, nous, nous avons dit qu’on va organiser les manifestations jusqu’à la satisfaction de nos revendications.

Si à l’issue de ces manifestations on n’obtient pas la satisfaction, ce n’est pas exclu qu’on demande le départ de Monsieur Alpha Condé.

Merci Monsieur le chef de file de l’opposition !

Merci !

Entretien réalisé par Thierno Amadou Oury BALDE

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