FLASH INFO

Marche de colère des journalistes : des hommes de medias exigent la libération immédiate de Lansana Camara

Marche des journalistes

Comme annoncé dans l’un de nos précédents articles, des journalistes de Guinée ont marché ce mardi 2 avril 2019 à Kaloum. Cette marche qui est partie de du port autonome de Conakry pour le ministère de la justice en passant par le ministère des Affaires Etrangères était une façon pour ces hommes de médias de manifester leur colère contre la détention du journaliste, Lansana Camara, directeur de publication du site conakrylive.info.

Signifiant leur colère contre cette détention, des journalistes ont scandés des slogans comme : « « libérez Lansana Camara, Ministres voleurs dégagez, justice zéro, oui au respect de la loi sur la liberté de la presse, plus jamais de journalistes en prison…. ».

Arrivée au ministère de la justice, l’honneur est revenu à mademoiselle Kadiatou Camara, journaliste et membre du syndicat de la presse de lire une déclaration au nom des journalistes en colère : « Depuis le mardi 26 mars 2019, notre confrère Lansana Camara, directeur de publication du site d’information conakrylive. Info est incarcérée à la maison centrale de Conakry pour une affaire de diffamation par voie de presse. Cette arrestation, mais aussi la détention arbitraire de notre confrère lance dans le noir toute la corporation et provoque une véritable colère des journalistes. En dépit de la condamnation de l’acte par des organisations professionnelles de médias, des acteurs politiques et organisations internationales, Lansana Camara reste toujours en prison ».
Cet emprisonnement de Lansana Camara poursuit-elle, vient dans un contexte de série de condamnation des journalistes. Monsieur le Ministre de la Justice, ce tableau de la liberté de presse et d’expression est aujourd’hui plus sombre.
Conscients de la politique des autorités à museler la presse, elle a fais rappeler des condamnations orchestrées ces derniers mois par des Ministres de la république contre des pauvres journalistes qui ne font que leur travail. « En juin 2018, Mamadou Saliou Diallo, fondateur du site les nouvellesdeguine.com sur instruction expresse du ministre guinéen de la justice, garde des sceaux, Me Cheick Sacko a été écroué durant trois semaines à la maison centrale de Conakry avant son jugement et sa condamnation. Nos confrères de la radio Espace, Moussa Moise Sylla, Moussa Yero Bah, poursuivis et la dernière condamnée. Aboubacar Diallo du site mosaiqueguinee et un autre site chanllengeguinee sur plainte du ministre des Postes et Télécommunications ont été récemment condamnés.

Le journaliste, Almamy Kalla Conte,fondateur du site guineelive.com en procès pour diffamation avec le ministre d’Etat à la présidence de la république, Kiridi Bangoura vient d’être condamné aussi. La liste n’est pas exhaustive.
Cette marche de colère des medias guinéens est organisée pour dire non à ces violences et persécutions contre les journalistes, contre la liberté d’expression, mais aussi contre l état de droit et la démocratie
 ».

A noter que des journées sans presse sont prévues par des responsables de presse et associations.

Daouda Yansané

Facebook Comments

Leave a Response

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*