Les trois jours de discussions entre le gouvernement et le SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) pour sortir de la crise qui secoue le système éducatif, se sont soldés par un échec. Devant des enseignants venus nombreux pour assister à la signature de l’accord de sortie de crise, le Secrétaire général du SLECG a accusé des hauts cadres de l’Etat, notamment l’inspecteur général du Travail et le chef de cabinet du ministère de la Fonction Publique d’être à l’origine de cet échec.

« Malgré les arrestations, les bastonnades, les morts d’enseignants, le gel de salaire de trois mois, nous avons accepté d’être flexibles pour prouver à l’opinion nationale et internationale que nous sommes des syndicalistes avérés, responsables et soucieux de l’avenir du pays tout en évitant une année blanche.

Nous avons accepté l’amélioration de nos conditions de vie et de travail à travers le salaire passent par les revenus engrangés après l’assainissement du fichier du personnel de l’éducation. Une proposition qui nous a été d’ailleurs soumise par le passé que nous avons fini par accepter pour sauver l’école guinéenne.

Il était question sur proposition du gouvernement que les deux parties (syndicat-Etat) se mettent en commission pour aller dénicher les cas de fictifs à tous les niveaux et que les revenus engrangés soient orientés uniquement sur les salaires de base. C’est même le point d’achoppement parce que le gouvernement a voulu orienter ce fonds sur les primes alors que nous avons dit qu’il faut qu’il soit mis sur les salaires de base conformément à la logique des huit millions de francs guinéens que nous avons réclamés comme salaire de base pour tous les enseignants.

Nous avons exigé que l’argent trouvé après l’assainissement du fichier soit orienté uniquement sur les salaires de base. Chose qui a été acceptée par le gouvernement depuis 72 heures. Mais depuis qu’on a fait appel à l’inspecteur général du Travail (Dr. Alya Camara, NDLR) et le chef de cabinet du ministère de la Fonction Publique (Mohamed Traoré, NDLR), c’est bloqué.  Ils sont responsables de tous ces cas de fictifs dans le pays, ils ne vivent que de cela. D’ailleurs,  je me rappelle bien qu’en 2009, lorsque nous avons procédé au renoncement exhaustif des enseignants en situation de classe à la faveur de l’application du statut particulier des enseignants, nous avons compris qu’il y a une complicité entre le service informatique du département en charge de la Fonction Publique et celui  de l’Economie et des Finances. Au lieu de radier les fictifs que nous leur avons présentés, ils ont plutôt préféré radier les enseignants en situation de classe en lieu et place des fictifs dans le seul but de créer la confusion.

C’est à travers cela qu’ils mènent des vies ostentatoires. Ils ne veulent nullement la suppression des cas de fictifs », a accusé Aboubacar Soumah.

MC