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TPI de Mafanco : Deux ans requis contre un chauffeur pour vol

Justice

Le tribunal de première instance de Mafanco a tenu sa première audience de l’année 2019, le jeudi 3 janvier. Parmi tant de dossiers inscrits au rôle dudit tribunal, l’affaire ministère public contre Mamadou Alpha Barry poursuivi pour vol au préjudice des dames Aicha Sylla et Nadiouma Keita a été débattu.

Agé d’une vingtaine d’année, chauffeur de son état, le prévenu a nié les faits qui lui sont reprochés. Dans ses explications, il  dit avoir été arrêté par des policiers au moment qu’il exerçait son contrat de transport avec des femmes victimes dans cette affaire. « Elles m’ont déplacé au niveau du marché Avaria pour Matoto. Arrivé au carrefour Constantin, mon véhicule est tombé est panne. Elles ont poussé le vehicule pour être démarré. Lorsqu’elle s’est démarrée j’ai pris la direction de Matam corniche pour tourner. C’est au niveau du rond-point de la corniche que j’ai été arrêté par deux policiers pour vol ».

Répondant à la question du juge sur la destination, le prévenu a dit qu’il était parti dans l’intention de tourner et revenir.

Revenant sur le film de l’événement, le procureur a dit que l’acte s’est produit courant le mois de septembre 2018. « Madame Aicha Sylla et Nadiouma Keita se sont rendues à Madin pour l’achat des marchandises qu’elles souhaitent revendre dans les quartiers de Conakry. Elles ont pris le chauffeur Mamadou Alpha Barry en déplacement pour Matoto ».

Arrivée au carrefour Constantin, poursuit le procureur, le chauffeur a dit que sa voiture est tombée en panne et demande aux dames de pousser jusqu’à ce qu’elle se démarre. « Dès le démarrage de la voiture, il a pris la direction de Matam corniche avant d’être arrêté par deux policiers qui ont été informés par les victimes »,

Selon l’empereur des poursuites, ce comportement du prévenu est constitutif du délit de vol. « C’est pourquoi, nous sollicitons qu’il vous plaise de retenir le prévenu dans les liens de prévention. Pour la répression, vous le  condamner à deux ans d’emprisonnement ferme. Vous recevez les parties civiles dans leur constitution ».

Pour sa propre défense, le prévenu a demandé la clémence du tribunal. C’est sur ces mots que le tribunal a renvoyé l’affaire à huitaine pour rendre sa décision.

Daouda Yansané 

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