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Guinée : A quand la fin de la crise sociale ? (analyse)

Marche de la société civile

Le gouvernement  ne compte pas se rétracter et le syndicat s’active.

A qui la faute de cette crise sociale qui perdure, malgré des séries de négociations.

D’aucuns disent que le nouveau premier ministre est mal venu, alors qu’autres sources lui pointent un doigt accusateur de vouloir rendre impopulaire le régime actuel à deux ans de la fin du deuxième mandat du président Alpha Condé.

Alors que l’actuel locataire de Sekoutouréya  a déploré la décision d’augmentation du prix du carburant qu’il qualifie d’unilatérale, le premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana ne semble pas être inquiet de la crise que traversent ses compatriotes.

Après la marche de protestation de la  société civile contre la hausse du prix du carburant, l’inter-centrale compte aussi se faire entendre par une nouvelle démarche.

Le syndicaliste Mamadou Mansaré et ses camarades  n’excluent  une marche verte, non seulement pour exiger la libération de leurs confrères arrêtés à l’occasion de la grève du mardi dernier, mais aussi exiger du gouvernement le maintien du prix du litre du carburant à 8.000 GNF.

Au niveau du bas peuple, l’indignation est totale.  Rares sont les citoyens qui parviennent à y faire face à cette grève jugée  légitime par eux.  Mêmes s’ils parviennent difficilement à joindre les deux bouts, ils partagent le mot d’ordre de grève ainsi que les actions de la société civile.

Alors, le peuple se montre patient de cette souffrance passagère que le gouvernement voudrait compenser à travers l’exonération fiscale des denrées de première nécessité.  Cependant, les chauffeurs et passagers, vendeurs et acheteurs se querellent partout en attendant la diminution du prix des produits pétroliers à la pompe.

En dehors des trois premiers jours ouvrables caractérisés par des remous sociaux, les citoyens vaguent à leur affaire pour subvenir à leur besoins.

Avec la formule tour à tour, les guinéens commencent à se familiariser avec une nouvelle démarche de protestation où chaque semaine connait désormais la perturbation des activités.

Thierno Amadou Oury BALDE

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